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Zannier réduit la voilure

Loire le 13 décembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 2801 fois

Zannier réduit la voilure
La réorganisation prévoit une dizaine de créations d'emplois, comprend la fermeture de deux des huit sites. Ici Saint-Chamond (© Denis Meynard)

Zannier, un des leaders mondiaux de la mode enfantine, n’est pas épargné par la crise.

Ainsi les représentants des salariés ont appris fin novembre qu’un plan social était en préparation. Il porte sur un peu plus de 10 % de l’effectif de l’entreprise en France, qui est de l’ordre de 2 000 salariés.
Dans le détail, Bernard Molter, qui préside la société Sofiza, la holding de tête du groupe, annonce dans un courrier aux salariés que la réorganisation dans l’Hexagone présentée aux partenaires sociaux s’accompagne d’un plan social prévoyant 162 suppressions de postes, dont 41 dans des boutiques appelés à être fermées. S’y ajoutent 59 propositions de modifications de contrat de travail. Les négociations engagées doivent s’achever fin février. Les élus du comité d’entreprise ont décidé de se faire accompagner par un avocat lyonnais, ainsi que par le cabinet d’expertise Syndex. Siège historique du groupe créé par Roger Zannier, le site de Saint-Chamond, où sont installés la direction administrative, ainsi que des ateliers de création et de style, une centrale d’achat, et un site logistique, compte près de 300 salariés. Quelque 18 suppressions d’emplois y sont programmées.
La réorganisation en préparation, qui prévoit une dizaine de créations d’emplois, comprend la fermeture de deux des huit sites et 13 fermetures ou cessions de magasins, parmi ceux déficitaires, ou « ne répondant plus aux exigences des consommateurs », sur les quelque 300 que le groupe possède en propre (sur les 800 de l’Hexagone dans lesquels ses articles sont vendus). Elle prévoit un rapprochement de marques complémentaires « pour redresser la situation des marques en difficulté, et ainsi consolider notre portefeuille de marques », selon Bernard Molter, qui dirige le groupe dont les trois enfants de Roger Zannier sont devenus les actionnaires majoritaires. Ainsi est-il envisagé de regrouper Jean Bourget et Absorba, tandis que Chipie pourrait rejoindre le site de Levi's kids. De leur côté Lili Gaufrette et Kenzo kids sont susceptibles de rejoindre le pôle haut de gamme de Rillieux-la-Pape, dans le Rhône.
Sur le terrain, cela devrait se traduire par la fermeture du site de Carcassonne (siège de Chipie), dont la quarantaine de salariés se verront proposer un reclassement à Beaurains, dans le Nord de la France. La vingtaine de ceux qui travaillent à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), pour Lili Gaufrette, seraient quant à eux invités à rejoindre le Rhône. Le PDG explique aux salariés que « la concurrence s'intensifie et nous constatons qu'après une année 2013 déficitaire, l'année 2014 ne marque pas d'amélioration ». Il écrit que « la cession de l’entité IKKS nous a permis d’alléger notre endettement de façon très significative, mais ne change pas le manque de compétitivité que traduisent nos chiffres ».

IKKS Group vendu 480 M€ à Roger Zannier

La vente, en juillet, d’IKKS Group (un chiffre d’affaires de 303,5 M€ en 2013), qui comprend aussi les marques One Step et I-Code et qui constitue le pôle vêtements adultes du groupe Zannier, s’est effectuée au profit de Roger Zannier qui en a pris le contrôle à 100%. L’opération n’a toutefois pas été conclue au niveau des 600 M€ escomptés par le vendeur, qui a du consentir un petit rabais de 120 M€. Depuis, le chiffre d’affaires annuel du groupe de distribution, qui a concentré depuis plusieurs années ses unités de production sur la Tunisie et qui compte encore une dizaine de marques, est passé d’un peu plus de 700 M€ à quelques 400 millions.

Denis Meynard



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