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Yvon Léa à la tête de la banque Rhône-Alpes

Rhône le 24 février 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 2207 fois

Yvon Léa à la tête de la banque Rhône-Alpes
(D.R.)

Ses deux professeurs banquiers à l’ESAE (Ecole supérieure d’administration des entreprises) de Paris, l’avaient prévenu : « On entre en banque comme en religion.

Si vous êtes là encore après deux ou trois ans, c’est pour la vie ». Entré au Crédit du Nord en 1984, « pour voir », ce fils de militaire breton n’a jamais déserté la filiale de la Société Générale où il a fait toute sa carrière, principalement sur le marché de l’entreprise.
Agences de Mantes-la-Jolie, Boulevard Haussmann, Beaubourg, Rive gauche, grands comptes, Yvon Léa a exercé de nombreux métiers. Depuis 2011, il occupait le poste de directeur régional délégué à la direction des Relations entreprises. Après trois décennies, il accède à la présidence du directoire de la Banque Rhône-Alpes et de la Fondation éponyme. Il succède à Bruno Deschamps, nommé président du directoire de la Société Marseillaise de Crédit, une autre filiale du Crédit du Nord.
Lorsqu’on lui a proposé la direction de la Banque Rhône-Alpes, ce jeune quinquagénaire n’a pas hésité très longtemps. Les comptes entreprises et professionnels représentent les deux tiers du PNB d’un  établissement solidement ancré sur son territoire. Une ville de Lyon, « deuxième ville économique de France, une métropole qui a les atouts d’une capitale à échelle humaine », dont il avait une vision lointaine, connotée  gastronomie et culture. Une aubaine pour ce gourmet, même si ses racines le portent davantage sur une cuisine de poissons que les lyonnaiseries proposées dans les bouchons de la Presqu’île.
« J’ai quitté Paris avec femme et enfants pour m’installer durablement à Lyon, où j’ai envie de m’investir dans la vie locale ». Cette décision n’a rien d’anodin. Son épouse, cadre chez Renault SA, a démissionné pour le suivre, mais aussi pour se rapprocher de sa fille qui fait des études à Grenoble. Son fils reste à Paris où il étudie à HEC.
Amateur de bourgognes, puligny-montrachet pour les blancs, côtes-de-beaune pour les rouges, Yvon Léa aime aussi les bordeaux, de préférence graves, version pessac-léognan, les vins d’Alsace par fidélité aux origines de la famille de sa femme, et les syrahs. « Je compte bien enrichir mon palais des arômes de la Vallée du Rhône », renchérit-il. Lorsqu’il n’est pas sur l’île de Batz, où il possède une maison, ce randonneur aguerri joue les globe-trotters, notamment en Toscane, qu’il affectionne particulièrement.
La proximité des Alpes et des gorges de l’Ardèche : Lyon a d’autres atouts pour cet ancien demi de mêlée qui a fait du judo pendant son adolescence. « L’hiver je fais du ski, l’été de la randonnée et du canoë-kayak ». Le peu de temps qui lui reste, il le consacre à la lecture d’un bon polar, une soirée autour d’un groupe de jazz ou la visite d’une exposition dans un musée « intimiste avec des thèmes pointus ».
Mais pour l’immédiat Yvon Léa a d’autres préoccupations. La succession de Bruno Deschamps, dont il compte poursuivre l’action, et la découverte de la réalité économique locale noirciront son agenda. Rendez-vous dans quelques mois pour en savoir plus sur les ambitions qu’il assignera à la Banque Rhône-Alpes.

A.M.



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