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Yves Exbrayat : « Il faut fédérer les acteurs du tourisme d’affaires »

Isère le 13 juillet 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 1598 fois

Quelles sont les ambitions de Grenoble en matière de tourisme d’affaires ? Aujourd’hui Grenoble est environ en 120ème position européenne, et 7ème destination française des villes accueillant des congrès.

Quelles sont les ambitions de Grenoble en matière de tourisme d’affaires ?

Aujourd’hui Grenoble est environ en 120ème position européenne, et 7ème destination française des villes accueillant des congrès. L’ambition est de rentrer dans le top 50 en Europe et je pense que l’on en prend le chemin à partir du moment où on a des manifestations comme celles-ci, et un bureau des congrès qui s’est redynamisé. On arrive comme on peut le voir aujourd’hui, à fédérer tous les acteurs de la filière.

Néanmoins, Grenoble ne manque-t-elle pas encore de structures, par exemple routières ou hôtelières ?

Oui, mais je modèrerais un peu ce propos en disant que : c’est vrai notre aéroport n’est pas super dynamique mais rien ne s’oppose à ce qu’il ne le devienne pas. Oui les infrastructures d’arrivée que ce soit en train ou en voiture sont plus compliquées que sur d’autres destinations. En revanche, le territoire est très attractif. D’abord on a un écosystème économique qui est propice à l’organisation de congrès, et en plus on est au cœur d’un territoire de montagne très attractif qui, en appui des réunions d’affaires, permet des découvertes fantastiques. On est au milieu des montagnes, c’est un atout, même si cet atout fait notre handicap, puisqu’à cause des montagnes notre accès est moins facile.
Concernant les hôtels, on n’en manque pas à Grenoble. Ce sont des établissements de qualité, qui se sont rénovés pour certains. L’offre hôtelière est importante et avec la fédération de tous les groupes, on a maintenant la possibilité de réserver des lots de chambres pour des gros salons. On ne peut pas dire que l’on manque d’infrastructures simplement il fallait l’organiser. C’est en cours. La preuve ? Ils sont tous là.

Visez-vous tous les tourismes d’affaires, ou faut-il dans un premier temps se spécialiser dans les domaines de compétences grenoblois, comme les nanotechnologies et la montagne ?

On doit capitaliser sur nos filières d’excellence. La montagne et le Mountain Planet, ou le Semicon Grenoble cette année. Toutes les filières scientifiques d’excellence sont à exploiter. Il faut capitaliser autour de la performance de notre écosystème. Pour autant, tous les salons sont les bienvenus.

La proximité avec Lyon n’est-elle pas un vrai handicap dans le sens où Lyon pourrait absorber tout le tourisme d’affaire de la région ?

On n’a pas les salons et les congrès de Lyon, et Lyon n’aura pas ceux que l’on fait. Notre économie est différente, notre cadre est différent, nos ambitions sont différentes. Nous n’entendons pas  être dans le top 3 français.

Caroline Thermoz-Liaudy



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