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Yann Mongaburu président du SMTC : « Qui veut voyager loin ménage sa voiture. »

Isère le 12 juin 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 1740 fois

Yann Mongaburu président du SMTC : « Qui veut voyager loin ménage sa voiture. »
(D.R.)

Quelle a été votre première réaction suite à votre élection à la présidence du SMTC ? D’abord un grand sentiment de responsabilité.

Quelle a été votre première réaction suite à votre élection à la présidence du SMTC ?

D’abord un grand sentiment de responsabilité. Quand la confiance est aussi large ça engage pour l’avenir.

Vous êtes en charge de 3 mandats à seulement 30 ans.

C’est drôle, il n’y a qu’en politique, et particulièrement en politique française qu’a 30 ans on est considéré comme jeune. Dans n’importe quel autre champ professionnel, dans la vie civile, à 30 ans on n’est pas un jeune…Donc non, ça ne me fait pas peur. Je suis issu d’une famille de transporteurs, je suis engagé dans la vie publique depuis longtemps. J’attends d’être jugé sur les actes.

Votre mandat va commencer sur les chapeaux de roues avec le lancement de la ligne E qui a été le gros chantier des dernières années ?

C’est d’abord et évidemment le résultat du travail de mes prédécesseurs. Mais il se trouve en effet que j’inaugurerai le lancement de la première tranche de cette ligne. Ce sera un moment fort pour l’institution du SMTC qui montre sa capacité à continuer à innover et à apporter des investissements importants. Ce sera aussi un moment très important pour l’écologiste que je suis. Il y a eu de nombreux débats pendant des années sur la configuration que pourraient avoir les déplacements sur ce secteur, et je suis très satisfait d’inaugurer une ligne de tram plutôt qu’une voie routière.

Quels seront les prochains grands projets que vous souhaitez mettre sur les rails ?

On ne va pas parler aujourd’hui d’infrastructures car il faut prendre le temps de voir comment vont se faire les choses. Mais le grand projet c’est de passer d’une logique de transports à une logique de mobilité. Cette agglomération a eu pendant longtemps un temps d’avance par rapport aux autres grandes villes françaises, il ne faut pas s’endormir sur nos lauriers car beaucoup de choses peuvent encore et doivent être faites. L’enjeu pour moi c’est de penser l’ensemble des modes de déplacements en complémentarité. Je veux qu’on sorte  de l’opposition qu’il y a pu avoir à un moment entre les bus et les trams, le transport collectif et la voiture, entre le vélo et les piétons, etc. Il faudra aussi changer les priorités d’usage pour le citoyen.

Votre moteur sera le même en tant que vice-président en charge des transports à la Métro ?

Effectivement, c’est une logique que nous voulons développer que de penser les modes de déplacements avec deux objectifs : celui de réduire la pollution, puisque Grenoble est une des agglomérations les plus polluées de France, et celui de réduire les embouteillages, notamment aux entrées de l’agglomération. Sur les 3 branches de l’Y grenoblois il y a des actions menées pour fluidifier les déplacements. Pour cela il faut respecter à la fois l’usage des voitures, mais il faut des politiques publiques qui proposent des modes alternatifs pour ceux qui pourraient avoir une autre façon de faire. Ce n’est pas qu’un enjeu sanitaire, c’est aussi en enjeu social car depuis plusieurs années on a une augmentation du temps de transport. Il faut le réduire pour nos concitoyens, mais aussi réduire le coût de ces déplacements.

Vous allez devoir gérer un territoire élargi, comment comptez-vous procéder ?

Je pense aux territoires qui viennent d’intégrer l’agglomération grenobloise en 2014, et qui du coup intègrent le territoire du syndicat. Pour eux il y a déjà une logique du parking relais, mais qui ne sont pas forcément à la même taille qu’à Grenoble. C’est adapté à la réalité des territoires. Il faudra le développer au même titre que le vélo, sur lequel il y a une marge de progression très forte. C’est vrai dans la ville centre, car autour d’elle la culture du vélo est moins importante, alors que les routes sont toutes aussi plates.

Caroline Thermoz-Liaudy


Le nouveau conseil

Yann Mongaburu (Métro- Président-Ecologiste), Francie Megevand (Métro- Ecologiste), Luc Puissat (Métro- Vice-président- PS), Françoise Gerbier (Métro- Vice-présidente-Adis), Bernard Charvet (Métro-Adis), David Queiros (Métro-PC), Marcel Repellin (Métro- Vice-président), Christian Coigné (Métro- Vice-président-UDI), Pierre Ribeaud (Métro- Vice-président-PS), Gilles Strappazzon (Conseil Général-PS), Yannick Belle (Conseil général-PS), Didier Rambaud (Conseil général-PS), Elisabeth Legrand (Conseil général- Vice-présidente-PC), Olivier Bertrand (Conseil général- Ecologiste), Jean-Claude Peyrin (Conseil général-UMP), Pierre Gimel (Conseil général-UMP).



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