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Voie dégagée entre le Département et le SMTC

Isère le 23 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Région grenobloise - article lu 145 fois

Voie dégagée entre le Département et le SMTC
Caroline Thermoz-Liaudy - L'avenir du SMTC de nouveau assuré par l'accord avec le département et la Métro

Et si entre eux, le torchon ne brûlait plus ? En franche mésentente depuis le mois de décembre dernier, le conseil départemental (CD 38) et le Syndicat mixte des transport en commun (SMTC) ont trouvé un accord pour poursuivre leur collaboration.

Le 15 octobre dernier, à l’issue du comité syndical du SMTC, tout le monde semblait satisfait. Ce qui n’était plus arrivé depuis longtemps. C’est en effet ce jour-là qu’a été signé le « protocole d’accord sur l’évolution des participations au sein du SMTC et son fonctionnement ».

L’année dernière, alors que le Département était encore présidé par l’ancienne majorité, la question de la participation avait enflammé les relations entre les deux partis. « Le président se permettait de dire que le Département n’était pas endetté. Normal, il avait déplacé la dette du côté du SMTC, qui cumulait un endettement de 700 M€. Mais le CD38 était actionnaire du SMTC à hauteur de 50 % et donc propriétaire de la moitié de cette dette. Et quand il n’a plus voulu payer, il a annoncé qu’il se retirait du syndicat ! », rappelle le nouveau président (LR), Jean-Pierre Barbier.

Finalement, le CD38 « rend » effectivement ses parts, mais reprend à sa charge la moitié de la dette accumulée (à parts égales avec la Métro soit 157,5 M€ chacun), la moitié restante devant être assumée par le SMTC. Le CD38 remboursera en 10 ans, soit 15,7 M€ par an. « Le Département restera néanmoins présent au sein du SMTC, et versera, en plus de cette somme, une contribution annuelle de 11 M€, soit un peu plus que pour les autres AOM (Autorité organisatrice de mobilité », explique encore J-P .Barbier. Somme qui devra financer les obligations de transports scolaires, et aider le SMTC à investir dans de nouveaux projets. « La logique voudrait que l’on aille vers la fusion des 3 AOM : métropole, Grésivaudan et Voironnais. »

La question que tout le monde se pose obligatoirement est donc la suivante : pourquoi la Métro et le département devraient-ils prendre à leur compte la moitié de la dette ? « Depuis 40 ans, le SMTC a fait de gros investissements. Or, quand on créé une ligne de tram, on refait tout d’un bout à l’autre de la voie : les trottoirs, les routes… » C’est donc ce qui est considéré comme du réaménagement urbain dont est délesté le SMTC. Cette décision devra évidemment être validée lors de la prochaine séance publique ce 23 octobre.

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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