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Vincent Chriqui : « Je quitterai la Cour des comptes au 15 janvier 2017 »

Isère le 23 décembre 2016 - Sevim SONMEZ - Politique - article lu 446 fois

Vincent Chriqui : « Je quitterai la Cour des comptes au 15 janvier 2017 »
C.T-L - Vincent Chriqui, responsable des comptes de campagne du candidat Fillon

Rapporteur à la Cour des comptes, maire de Bourgoin-Jallieu depuis 2014, Vincent Chriqui sera le président de l'association de financement du candidat Les Républicains à la présidentielle.

Quelles seront vos fonctions ?

Je suis en charge des finances de la campagne, de la préparation du budget et de l’ensemble des questions relatives aux dépenses. Mais je suis également membre de la cellule Projets et donc je participe à la présentation, l’approfondissement et à la défense du projet de F. Fillon. Un projet qui a été enrichi par rapport à celui de la Primaire.

Pourquoi avez-vous été choisi ?

J’étais déjà responsable des finances de « Force Républicaine » (Ndlr : association qui porte l’action politique de F.Fillon) pour le financement de la primaire et c’est donc une continuité. J’ai de l’expérience dans le domaine des finances puisque j’ai été  le conseiller budgétaire de F. Fillon.  Mais c’est aussi une histoire de confiance. 

Le financement de la campagne de N.Sarkozy est contesté, quelle sera votre ligne de conduite ? 

Je vais respecter la loi, une méthode très sure pour éviter d’avoir des ennuis. Et comme elle dit qu’il y a un plafond des dépenses de campagne, le budget prévisionnel sera donc précisément délimité pour éviter les dépassements. Il comprendra une marge pour les imprévus, tout en instaurant un contrôle très strict de ce qui sera fait dans les autres pôles pour s’assurer de tenir dans les lignes du budget prévisionnel. Je serai extrêmement rigoureux, comme me l’a demandé F. Fillon. Sa seule exigence : « Qu’il n’y ait aucun reproche possible dans la gestion des finances.  »  

Comment sera financée la campagne de F. Fillon ?

Le budget de campagne sera d’un peu moins de 17 M€ pour le 1er tour et 22 M€ pour le second tour. Elle est financée par l’Etat qui rembourse les dépenses de campagne à hauteur de la moitié du plafond  mais également par les bénéfices de la primaire de la droite et du centre, reversés au candidat élu, comme promis par la Haute autorité de la primaire. Elle tient donc à disposition une partie des bénéfices tout de suite et l’autre partie un peu plus tard, soit un peu plus de 10 M€. Pour l’instant ces deux ressources sont les principales, nous n’avons pas encore décidé si nous allions faire un appel aux dons.

Quelle sera votre organisation ?

Compte tenu de mes nouveaux engagements, je quitterai la Cour des comptes au 15 janvier 2017. Comme tous les parlementaires du groupe, je passerai deux jours par semaine à Paris tout en restant en contact avec mes équipes à la mairie. Mes semaines ne font pas 35 heures !

C’est une responsabilité très importante puisqu’une élection présidentielle est la campagne plus importante du système politique français de par son impact, sa force symbolique et son envergure. Contrairement à la primaire, je consacrerai mon temps aux finances mais également au projet. Ce qui signifie qu’à la demande de F. Fillon,  je vais m’investir sur des questions qui m’ont toujours passionné comme le travail, l’emploi et la solidarité en lien avec serge Grouard, coordinateur du projet.

Un poste dans le prochain gouvernement si F.Fillon était élu ?

Ce n’a pas vraiment de sens de se projeter car il y a énormément de considérations qui rentre en ligne de compte pour la formation d’un gouvernement, c’est difficile à prévoir. Ce que je souhaite c’est exercer des responsabilités d’une manière ou d’une autre. Entrer au gouvernement est une des façons mais je suis aussi candidat aux législatives et j’entends continuer à m’investir dans l’économie, le social et les finances publiques. Il se pourrait que j’occupe un poste à responsabilités même si c’est un peu prématuré pour en parler.  Mais je sais que je resterai pleinement investi à Bourgoin-Jallieu et ancré sur ce territoire puisque c’est la nature de mon engagement politique en tant qu’élu local et mon souhait. Cependant une question se posera avec le non cumul des mandats, et je m’y prépare.  

Propos recueillis par Sévim Sonmez



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