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Vienne passe à l'éclairage led

Isère le 30 octobre 2015 - Sevim Sonmez - Isère rhodanienne - article lu 279 fois

Vienne passe à l'éclairage led
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Lors du dernier conseil municipal du 12 octobre, si certaines délibérations ont fait débat à l'instar de l'accueil des migrants, d'autres ont été approuvées à l'unanimité comme le plan de renouvellement de l'éclairage public.

L’éclairage des quais de la commune de Vienne est un domaine faisant partie de la compétence de l’Etat. Et ce dernier, en la personne de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a décidé de lutter contre la pollution lumineuse en éteignant les mâts d’éclairage sur voirie à certains endroits. Conséquence : depuis plusieurs années, le quai Jean-Jaurès est quasiment dans le noir, éclairé uniquement par les phares des voitures. Même situation pour le pont Delattre-de-Tassigny qui relie la commune de Saint-Romain-en-Gal à Vienne. Une cause d’insécurité contre laquelle la ville a décidé de lutter en s’engageant dans une politique de rénovation de son éclairage public.

Elle a donc décidé de réaliser plusieurs opérations comme la pose de nouveaux luminaires à led pour le lotissement des Grandes-Vignes pour un coût estimé à 14 000 € HT ou encore le renouvellement et la pose de nouveau luminaires à led sur le pont Delattre-de-Tassigny pour 26 000 € HT, pris en charge par les deux communes.

Passage obligé pour les touristes et tous les automobilistes qui traversent Vienne pour se rendre dans le Sud de la France, les quais du Rhône souffrent également de ce manque de luminosité. Avec l’ouverture prochaine d’un nouveau Pavillon du tourisme à l’architecture moderne, dont un de ses atouts réside dans la clarté apportée par sa façade vitrée donnant sur les quais du Rhône, c’était donc une évidence : l’éclairage des quais était à revoir. Ainsi, pour un coût de 13 000 € HT, les abords du nouveau Pavillon du tourisme seront prochainement dotés de nouveaux luminaires à led.

Non à l’extinction de l’éclairage la nuit

En Rhône-Alpes, de plus en plus de villes font le choix d’éteindre tout ou partie de la commune en milieu de nuit. Commune de 2 800 habitants, Saint-Pierre-d’Allevard, en Isère pratique l’extinction entre 23 h et 5 h du matin pour des raisons financières mais également environnementales puisque une amélioration de la biodiversité a été observée par les agents communaux. Plus près de Vienne, la commune de Givors qui pratique également ce système est finalement déçue et envisage de faire marche arrière. Pour Vienne, le maire est catégorique : pas d’extinction la nuit mais un changement du système d’éclairage public. Ce changement s’opérera en plusieurs étapes. Tout d’abord une demande a été faire auprès de l’Etat afin qu’il dépose ses mâts hors service, ensuite l’entreprise qui aura remporté l’appel d’offres lancé par la ville installera un éclairage à led depuis la façade des bâtiments longeant les quais. « L’éclairage led est plus performant en profondeur et en largeur. Il est également modulable en intensité, ce qui nous permettra par exemple d’éclairer à 100 % de 17 h à 21 h, à 75 % de 21 h à 23 h et 50 % au-delà », explique Thierry Kovacs. Ce système nous permettra également d’opérer ce réglage au luminaire près et nous pourrons ainsi capter l’attention des automobilistes en intensifiant l’éclairage sur les passages piétons. »

Evidemment l’avantage premier de l’éclairage led consiste à réaliser des économies d’énergie puisque qu’une ampoule led consomme deux fois moins qu’une ampoule classique. Sa durée de vie est également plus longue, réduisant par la même occasion les dépenses d’entretien. Même si chaque année, la ville doit s’acquitter d’une facture d’électricité de 430 000 €, elle refuse de choisir entre sécurité et économies.  

Sévim Sonmez


 

Un investissement certain

« Le passage à l’éclairage led présente de nombreux avantages et nous sommes en train de bâtir le cahier des charges pour l’appel d’offres. Sachant que la pose d’un éclairage led revient à environ 700 € l’unité et que la ville compte 4 600 mâts d’éclairage public, ce projet nécessite donc un investissement de plusieurs millions d’€. Le remplacement se fera sur plusieurs années et nous rechercherons tous les financements possibles », précise Thierry Kovacs faisant référence à la demande de financement auprès du Syndicat des énergies du département de l’Isère (Sedi) voté lors du conseil municipal.

 



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