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Vienne-Les vœux des adieux de Jacques Remiller

Isère le 10 janvier 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 520 fois

C’est une allocution toute en émotion et en retenue qu’a livré le maire de Vienne pour sa dernière cérémonie des vœux.

Un discours qu’il a qualifié de « dernière séance» mais qu’il a néanmoins voulu en conformité avec la loi électorale, qui à quelques mois des élections municipales, interdit tout bilan et rétrospective. Raison pour laquelle, Jacques Remiller a débuté son discours en livrant sa vision des fonctions qu’il a occupé pendant 13 ans. « Le maire n’est pas là pour faire joli. Etre maire, c’est être à l’écoute et pas seulement avec ses oreilles mais aussi et surtout son cœur. Et mon cœur aujourd’hui vous dit merci ! », déclare-t-il avec sincérité, en rappelant avoir reçu en rendez-vous près de 13 500 personnes. Même si parfois des nuages ont assombri son mandat, la pluie et le soleil qui ont suivi lui ont permis de garder espoir en l’avenir. Et ceci grâce à l’équipe municipale, « une mosaïque de personnalités », qu’il a tenu à remercier, la voix étouffée par l’émotion. Mais également avec l’appui des associations, de Viennagglo, des acteurs économiques sans oublier les Viennoises et les Viennois. « Ensemble, nous aurons écrit quelques belles pages de l’histoire de Vienne, indique l’édile. L’intérêt général a dicté ma conduite et je ne regrette rien ». Jacques Remiller a conclu son discours en remerciant sa famille et en particulier sa femme « qui l’entend de là où elle est et sans qui, il ne serait pas devenu ce qu’il est ». Sur les notes de la chanson « Ne me quitte pas ! » de Jacques Brel et devant les applaudissements nourris des spectateurs, le maire n’a pu retenir ses larmes. Un départ vers d’autres aventures A la question que ferez-vous après les élections ? « Le destin ou peut-être le hasard choisira, répond en toute simplicité le maire. Je vais me poser pour réfléchir et faire tout ce que je n’ai pas pu faire par manque de temps ». En coulisses, il confie s’être attelé à l’écriture de ses mémoires qu’il intitulera « Le piano triste » en hommage à son épouse pianiste. Un livre qui devrait paraitre dans un an. Jacques Remiller quittera ses fonctions avec le sentiment du devoir accomplit et il affirme qu’il ne regardera pas dans le rétro. « Comme pour un match de rugby, il faut savoir laisser sa place aux jeunes, même si l’on n’envisage jamais que ce soit la dernière », confie-t-il ému.


Sévim Sonmez



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