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Vienne : le parking souterrain verra-t-il le jour ?

Isère le 20 décembre 2016 - Sevim Sonmez - Isère rhodanienne - article lu 547 fois

Vienne : le parking souterrain verra-t-il le jour ?
Mairie de Vienne - Ce projet a été retenu par la Ville suite à un concours d'architecte

Alors que la délibération majeure du dernier conseil municipal de l'année devait être le rapport d'orientation budgétaire 2017, en préambule le maire a annoncé l'avis rendu par la Drac et la Cira qui met un frein au projet du parking.

C’est un des engagements phare de la municipalité qui figure parmi ses 150 propositions et qui est désormais mis en suspens. La décision de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) émise après avis de la Commission interrégionale de la recherche archéologique (Cira) a été communiquée à la municipalité le 15 décembre à 17 h.

« La Drac a attendu le dernier moment pour nous envoyer sa décision par mail puisqu’à minuit, nous étions libres de prescriptions en termes de délai et de moyens humains,  fulmine le maire Thierry Kovacs qui estime que le parking souterrain place François-Mitterrand « est menacé par une décision anormale et politique ». Au vu des éléments donnés, nous engagerons un recours gracieux devant le préfet de Région pour un réexamen du dossier. Et s’il le faut devant la justice afin que ceux qui ont visiblement outrepassé leurs prérogatives aient à s’expliquer ! »

L’objet de cette polémique ? Selon la commission, le chantier dont il reste 10 811 m3 à fouiller (1 500 m3 ayant déjà été traités par 4 agents durant 2 mois pour le diagnostic de l’Inrap), nécessiterait  24 mois de fouilles avec 18 agents à 400 € par jour, soit 3,6 M€ auxquels il faudrait ajouter 3 M€ supplémentaires pour le rapport des fouilles.

Résultat : un budget total de 6 M€, 4 à 5 fois supérieur à ceux de grands chantiers réalisés à Lyon, selon le maire. « Ce projet a été étudié avec méthode. Une étude de faisabilité a été réalisée par un cabinet, un diagnostic archéologique a été mené par l’Inrap et techniquement ce parking est réalisable, insiste le maire. La faisabilité financière a estimé à 8,1 M€ la construction du parking et à 800 000 € supplémentaires l’aménagement de la place de l’Hôtel-de-Ville.  Un projet d’architecte a été même retenu ce mois-ci. »

« Vienne serait donc victime d’un complot ? Questionne l’élu socialiste Jacques Thoizet. Je vous avais dit que ce projet était irréalisable mais vous n’avez pas voulu me croire ! Je trouve votre présentation choquante et regrettable par rapport au travail accompli par ces techniciens. Et si le budget des fouilles est si élevé c’est parce que c’est un site historique majeur. »

Une promesse emblématique de la campagne qui a été faite et qui n’était pas normale vis-à-vis des Viennois, selon l’élu de l’opposition. 

Une baisse des impôts en 2018

« Il n’y a aura pas d’augmentation d’impôts en 2017 et si aucun nouveau coup n’est porté par l’Etat, ils devraient même baisser en 2018 », annonce Thierry Kovacs.

C’est en tenant compte d’un environnement général incertain que le rapport d’orientation budgétaire a été élaboré. Malgré le désengagement de l’Etat avec une dotation générale de fonctionnement pour Vienne en diminution de près de 0,5 M€ en 2017, un prélèvement de l’Etat via le fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC) sur ses ressources fiscales de 0,3 M€, la situation financière de la ville s’améliore.

Un constat optimiste dressé au vu du résultat  de clôture 2016 après investissements qui s’élève à 4,5 M€, en progression continue depuis deux ans. Par ailleurs des économies importantes ont été réalisées, notamment sur les charges de dépenses de personnel avec le non remplacement des départs (30 poste pour fin 2017), mais également grâce à la re-négociation de l’emprunt toxique qui permet de gagner 300 000 € sur son remboursement.

Le niveau de la dette devrait passer de 38 M€ en 2016 à 34 M€ en 2017, et 23 M€ en 2020, réduisant la durée du désendettement de 15 à 11 ans. Résultat : la ville affiche un excédent brut de fonctionnement de 4 M€ et une capacité d’autofinancement brut de 3 M€. Grâce aux subventions, la capacité d’investissement de la ville atteindrait plus de 14 M€ en 2017.

Une annonce qui a laissé les élus de l’opposition dubitatifs : « on verra si ce n’est pas une promesse vaine, a déclaré J.Thoizet qui a précisé que si François Fillon était élu, le désengagement de l’Etat pourrait bien s’accentuer. Une remarque à laquelle Thierry Kovacs a répliqué : « Quel que soit l’étiquette politique du nouveau président, avec l’association des maires de l’Isère, je continuerai à dénoncer le désengagement de l’Etat ».

Une baisse des impôts considérée par la municipalité comme « une nécessité si la ville veut gagner en population, le principal frein à son attractivité étant son taux d’imposition qui figure parmi les plus élevés en Isère » conclut le maire. 

Sévim Sonmez



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