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Vienne - Le Cfal cristallise les tensions

Isère le 16 décembre 2014 - La Rédaction - Centre-Isère - article lu 645 fois

Vienne - Le Cfal cristallise les tensions
(D.R.)

Organisée à l’initiative du maire de Vienne Thierry Kovacs et du sous-préfet de l’arrondissement de Vienne, Florence Gouache, cette réunion devait être une « consultation démocratique dans un esprit d’échange et de dialogue ».

Sauf que les représentants de Réseau ferré de France, (RFF) chargés de présenter le projet du Cfal ont rencontré une forte hostilité de la part des associations opposées au tracé.
Baisse du trafic routier et désengorgement du nœud ferroviaire lyonnais, tels sont les enjeux du Cfal qui ont été présentés par le sous-préfet. Alors que le fret ferroviaire est accepté, c’est son tracé qui déclenche la polémique. Ainsi les techniciens RFF, Denis Cuvillier, Frédéric Charvet et Didier Laurens ont du répondre à des questions précises posées par les associations qui ont démontré que l’étude réalisée et présentée au ministre des Transports en 2005 était inexacte. « Vous aviez prévu un doublage du fret tous les 10 ans, alors qu’il a diminué de 60 % depuis le début du projet. C’est tout du pipeau ! » lance un opposant remettant en cause la nécessité du Cfal. « C’est vrai le trafic sur les deux rives est passé de 141 trains jour en 1990 à 78 en 2009. Cependant, cette baisse est compensée par une hausse des trains de voyageurs et le cadencement des trains qui en 2030 devrait atteindre 169 trains jour ». Ont été ensuite abordées les questions épineuses des nuisances sonores et des vibrations ressenties par les riverains, des points noirs contre lesquels le maître d’ouvrage RFF préconise l’isolation des façades des habitations antérieures à 1978.
Karine Didier, présidente de Rive gauche 38, a également interpellé RFF sur son manquement au principe de précaution en faisant circuler des trains transportant des produits dangereux à travers des zone urbanisées. « Même si le risque zéro n’existe pas, les catastrophes ferroviaires sont plus rares que les accidents routiers », a rétorqué un des techniciens de RFF. A l’issue de cette confrontation où chaque partie a démonté le raisonnement de l’autre, Thierry Kovacs a confirmé qu’il n’a pas changé d’avis, bien au contraire. « Le tracé de la partie sud renvoie le fret dans les zones les plus urbanisées et nuit à la sécurité et à la tranquillité des riverains. C’est un dossier dont on parlera encore dans deux décennies. Les arguments mis en avant en 2007 ne sont déjà plus d’actualité en 2014, alors comment peut-on choisir aujourd’hui un tracé qui sera réalisé dans 30 ans ? Ce n’est pas sérieux ! ».

Sévim Sonmez



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