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Vienne : la Ville fait tomber les panneaux

Isère le 10 juillet 2015 - Xavier ALIX - Collectivités locales - article lu 960 fois

Vienne : la Ville fait tomber les panneaux
Xavier Alix - Abris bus, sucettes, 8 m2 : 60 panneaux gérés par Decaux devraient être démontés

La mairie a exigé que 60 emplacements publicitaires gérés par la société JC Decaux - qui contribuent aussi à sa communication - soient démontés. En cause, une relance du marché public infructueux sur laquelle Decaux n'a pas été retenue… Explications.

 

« Ils sont mauvais joueurs ». Le maire Thierry Kovacs ne digère pas de voir le spécialiste du mobilier urbain publicitaire qu’est JC Decaux mettre en cause une consultation de marché  « auquel cette entreprise a pourtant répondu ! »

Voilà 41 ans que JC Decaux gère pour la Ville de Vienne le mobilier urbain publicitaire sur le domaine public. Marché qui aurait dû arriver depuis longtemps à son terme mais pourtant « reconduit tacitement chaque année, constate T. Kovacs. Aussi, nous avions décidé de relancer le marché. » D’autant plus « qu’aucune redevance d’occupation du domaine public n’était versée ! » 15 panneaux de 8 m2, 25 abris-voyageurs et 20 panneaux de 2 m2 (dits  « sucettes ») exposent ainsi des publicités vendues par JC Decaux et pour lesquelles la Ville ne touchait jusque-là « que » la taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures (TLPE) - environ 8 000 € par an - même s’il faut aussi compter sur le fait qu’une partie de l’affichage était dévolue à sa communication (plans de ville par exemple).

En relançant il y a quelques mois le marché « fourniture, installation, entretien et exploitation commerciale de mobilier urbain publicitaire et non publicitaire », la Ville a obtenu de la part de Decaux une proposition de redevance sur le domaine public de…1 000 €. Son concurrent Girod médias proposant 45 000 € (sur la base de 15 % du chiffre d’affaires) et une visibilité accrue pour la communication municipale, c’est l’offre de ce dernier que le conseil municipal du 6 juillet devait entériner pour une entrée en vigueur le 15 juillet. Problème : se sachant non sélectionnée,  Decaux a fait valoir qu’il était juridiquement incompatible de cumuler TLPE et redevance... La mairie reconnaît l’erreur dans le cahier des charges. Du coup, « On va vers un contentieux », annonce Thierry Kovacs. Un conseil municipal extraordinaire devrait permettre de relancer une consultation de marché conforme.

Lundi, la date de ce dernier a été fixée au 15 juillet. En attendant, la mairie a exigé de Decaux le démontage de l’ensemble de ses panneaux. En assumant le fait d’être privée de sa communication sur ce plan-là tout l’été... « Oui, nous allons être pénalisés à ce sujet. Nous espérons que tout revienne dans l’ordre fin septembre-début octobre », précise T. Kovacs. Contactée, la société JC Decaux n’a pas souhaité communiquer sur le sujet.

 Xavier Alix

 



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