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Saint-Etienne, la vidéoverbalisation : quel bilan ?

Loire le 22 janvier 2015 - Marine GRAILLE - Société - article lu 455 fois

Saint-Etienne, la vidéoverbalisation : quel bilan ?
DR - En 22 mois, 1 066 procès verbaux ont été dressés dans le centre ville stéphanois

Presque 2 ans après sa mise en service sous l'ancienne majorité, la vidéoverbalisation en centre-ville a sanctionné 1 066 automobilistes pour stationnement gênant. Claude Liogier, actuel adjoint à la sécurité, se montre satisfait du dispositif et envisage de le développer.

Lutter contre les véhicules stationnés de manière anarchique dans le centre-ville stéphanois. Tel était, à l’époque, l’objectif de l’ancienne municipalité de Maurice Vincent en proposant le dispositif de vidéoverbalisation. Presque deux ans après sa mise en service, quel bilan peux t-on faire aujourd’hui de ce service ? Selon les chiffres communiqués par la Ville, 1 066 procès-verbaux ont été adressés depuis avril 2013, dont 657 pour la seule année 2014. Un dispositif qui contente l’actuel adjoint à la sécurité, Claude Liogier. « La vidéoverbalisation me satisfait car cela ce mobilise pas d’agents municipaux sur le terrain. Cela leur permet d’intervenir pour d’autres situations et d’assurer la sécurité publique. »

Le dispositif fonctionne via les 100 caméras installées à travers le centre-ville, dont les images sont analysées par trois agents municipaux permanents, qui sont chargés de faire de la vidéoprotection et de la vidéoverbalisation. Un élément que l’élu souhaiterait faire évoluer à terme. « Pour que ce système soit encore plus efficace, il faut avoir assez de personnel devant les écrans. Notre projet serait d’avoir une réorganisation des locaux dans lesquels se trouveraient d’un côté les agents pour la vidéoprotection et de l’autre ceux chargés de la vidéoverbalisation », souhaite Cl. Liogier.

L’élu, s’il se montre satisfait du dispositif, convient donc qu’il faudrait le développer et l’étendre géographiquement. A l’heure actuelle, une dizaine de rues du centre-ville sont concernées, courant 2015 d’autres axes pourraient le devenir notamment sur le boulevard urbain dans le secteur de Carnot. «  Ces véhicules mettent en danger les piétons. Il s’agit là d’une question de civisme et de partage de l’espace public », soutient l’adjoint.

10 000 € par caméra sans coût de l'installation

De nouvelles caméras seront installées à travers la ville et leur nombre devrait même doubler au cours du mandat. Reste malgré tout un frein : le coût. Puisqu’une caméra représente un investissement de 12 000 €, sans compter les frais d’installation qui oscille entre 10 000 et 20 000 €. Et « si le nombre de caméras double il faudra inévitablement davantage d’agents pour les contrôler. » L’élu municipal ne s’empêche pas par ailleurs de réfléchir à étendre le dispositif de vidéoverbalisation à d’autres infractions au code de la route que le stationnement gênant. « Cela est plus compliqué à mettre en place car nous sommes, pour l’instant, dans l’analyse de photo de véhicules statiques et non de vidéos. Pour autant, cela ne veut pas dire que nous n’y travaillons pas dessus. »

 Marine Graille

 



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