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Vicat s'engage pour l'agriculture à Creys-Mépieu

Isère le 27 avril 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 405 fois

Vicat s'engage pour l'agriculture à Creys-Mépieu
Claire Thoinet - Les quatre signataires de la convention d'engagement volontaire

La convention d'engagement volontaire pour la remise en état agricole de terrains exploités en carrière par la société Granulats Vicat a été signée à Creys-Mépieu. Elle va plus loin que la loi.

Le groupe Vicat produit et commercialise plus de 21 millions de tonnes de granulats avec 69 carrières en France, Suisse, Turquie, Sénégal et Inde pour la construction et l’aménagement. Dans la plaine de Faverges, la société extrait sable, gravier, mélange à béton, grave concassé depuis 1991 sur une quarantaine d’hectares de terres agricoles, bouleversant paysages et biodiversité. La loi exige de réhabiliter le site en fin de chantier. Le carrier va plus loin en le rendant à ses 25 propriétaires, agriculteurs.

Pour ce faire, la signature est intervenue avec la chambre d’agriculture, l’association nature Nord-Isère Lo Parvi et la commune. Carriers et agriculteurs ont le même but, produire. Progressivement, les terres devront retrouver une valeur agricole. « Chaque fois qu’il y a une emprise foncière (carrière, urbanisation), on le fait sur des terres agricoles. La production de matières premières est commune aux carriers et agriculteurs », souligne Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture. Pour lui, un fonds d’investissement devrait compenser ce qui n’est pas rendu, comme d’une urbanisation. « Ce passage à un lieu réhabilité doit se faire dans un cadre agro environnemental avec des partenaires volontaires. Le projet est ambitieux et s’appuie sur les compétences de tous », renchérit Murielle Gentaz, présidente de Lo Parvi. « A Vicat, on dit ce qu’on fait, on fait ce qu’on dit », résume Alain Boisselon, directeur général. L’entreprise mène une stratégie d’ancrage local sur le long terme. Il ne s’agit plus de creuser un trou et de partir. Un groupe de travail ira, ensuite, sur le terrain, décidera des remises en état et des actions à menées… L’approche pourrait inciter d’autres carriers à faire de même.

Claire Thoinet
 



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