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Vers une cession de Rémy Barrère Gears

Loire le 17 novembre 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 1061 fois

Vers une cession de Rémy Barrère Gears
Denis Meynard - RBG résulte de la fusion des entreprises stéphanoises Rémy Barrère et Massardier Engrenages.

Le tribunal de commerce de Saint-Etienne a accordé une poursuite d'activité de trois mois au fabricant d'engrenages placé en liquidation.

Sous le régime d’un plan de continuation depuis février 2013, Rémy Barrère Gears a été automatiquement placée en liquidation judiciaire, la semaine dernière, par le tribunal de commerce de Saint-Etienne après sa déclaration de cessation de paiement.

Le fabricant stéphanois d’engrenages (taille et rectification de dentures), pour lequel une procédure de cession est engagée, bénéficie toutefois d’une poursuite d’activité jusqu’au 3 février 2016. Avec une date-limite de dépôt des offres fixée au 15 décembre.

Pour son actuel dirigeant, Jean-Bernard Escoufier, qui avait participé, en tant que nouvel actionnaire majoritaire, à l’injection de 450 000 € dans la société, dans le cadre du plan de continuation validé début 2013, « cette situation intervient alors qu’une série d’améliorations sont aujourd’hui effectives dans le fonctionnement de l’entreprise. Le taux de service à nos clients a progressé, ce qui a permis d’enregistrer des succès commerciaux. Le carnet de commandes est à son plus haut niveau depuis trois ans, à 2,6 M€, offrant une visibilité de sept à huis mois », déclare-t-il. Les améliorations opérationnelles et la restructuration opérée début 2015, (avec cinq licenciements réduisant l’effectif à 27 salariés), permettront, selon lui, « une rentabilité bien meilleure que les exercices précédents pour RBG, qui a maintenu un chiffre d’affaires stable sur ses marchés historiques (ferroviaire, moteurs diesels), autour de 3,5 M€ par an, pour 60 % à l’export ».

Depuis la reprise de 2013, RBG a compensé la perte de deux clients qui représentaient les années précédentes 38 % du chiffre d’affaires : Caterpillar USA et AxelTech Saint-Etienne. L’arrêt a été particulièrement brutal de la part de ce dernier qui comptait pour un quart de l’activité de l’entreprise de zone d’activité de La Chauvetière. Jean-Bernard Escouffier est certains qu’elle va « susciter l’intérêt de repreneurs ». Mais à priori plus de la part du fabricant tchèque de réducteurs Wikov, qui en septembre s’était engagé par écrit à une reprise. Avant de se désister le mois suivant.

Denis Meynard



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