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Véronique Szkudlarek orchestre la Foire de Lyon

Rhône le 26 mars 2015 - A. G.-P. - Société - article lu 599 fois

Véronique Szkudlarek orchestre la Foire de Lyon
D.R. - " La Foire de Lyon est un reflet de la société"

Avec une énergie débordante et une maitrise audacieuse de son destin, Véronique Szkudlarek a tracé sa route, depuis sa Lorraine natale jusqu'à la Foire internationale de Lyon, qu'elle dirige comme un véritable chef d'orchestre.

Lorsqu’elle se lance dans une carrière d’orthoptiste, Véronique Szkudlarek ne voit pas son avenir au long cours, bien loin d’imaginer que la rééducation des yeux la conduira un jour aux commandes de la Foire de Lyon. Elle ne choisit pas cette voie par vocation mais tout simplement par hasard, pour sortir de la cité minière de Lorraine où elle a grandi. C’est sans compter sur son tempérament déjà volontaire et fougueux qui l’incite, après quelques années d’exercice en cabinet, à changer de métier. Elle n’aime pas la routine, elle est curieuse et ambitieuse. Elle reprend alors des études et obtient un MBA à l’EM Lyon. Un nouveau virage dans sa vie, avec deux jeunes enfants qui resteront toujours sa priorité.

En travaillant dans l’industrie pharmaceutique, elle découvre l’univers des salons dès 1995 et se prend au jeu de leur organisation. Elle intègre le groupe GL Events et participe, parallèlement à d’autres projets, à la Foire de Lyon pour en prendre la direction en 2008. Elle découvre ainsi l’histoire de cet événement auquel elle s’attache rapidement et qui devient un peu son bébé. « La Foire de Lyon est la plus vieille foire de France. Elle est née au Moyen Age et elle s’est construite autour de trois axes fondamentaux : lieu commercial, lieu d’animation et lieu citoyen. Toute la ville de Lyon a été façonnée à partir de la Foire qui  s’est adaptée aux temps modernes en abandonnant doucement sa valeur sociétale au fil du temps. L’exposition permanente a permis de la remettre au cœur du système. »

Chaque année, Véronique et son équipe de dix personnes cherchent de nouvelles idées pour donner un caractère inédit à la Foire, assurer sa pérennité et lui conférer cette convivialité qui en fait un endroit de retrouvailles et de sortie incontournable du public. « Nous sommes à l’affût en permanence pour dénicher des nouveautés. Nous avons des antennes partout. Et puis les idées viennent comme ça ! » Une bonne dose de curiosité et d’imagination, un grain d’originalité et un regard pragmatique sont les clés de sa réussite. « La Foire de Lyon est un reflet de la société, elle doit coller à son époque et aux attentes du consommateur. Celui-ci est zappeur et a besoin de conseils. Il fuit les méthodes agressives. »

Sans doute un peu sociologue aussi, Véronique Szkudlarek connaît parfaitement sa cible pour être capable de lui offrir le produit idéal. « On doit s’appuyer sur un territoire, sur un terroir, qui est celui des Lyonnais. Ils ont une appétence pour l’innovation. Comme moi ! » Elle signe ainsi son côté avant-gardiste en proposant des expositions en avant-première, comme celle sur le rock’n’roll en 2014 et celle sur les objets connectés cette année.

Et elle fait prendre un grand virage à la Foire pour cette édition 2015 (jusqu’au 30 mars), avec la participation des Toques blanches lyonnaises, l’ouverture d’un espace coquin, la nouvelle signalétique et la modification des flux. « Il faut passer la vitesse supérieure, c’est le bon moment », déclare Véronique bien décidée à maintenir ce nouveau cap. Parce qu’elle est aussi visionnaire, elle veut exploiter la richesse du patrimoine économique de la région en attirant des entreprises innovantes. Pour que la Foire soit une vitrine et leur permette de tester leurs nouveaux produits auprès d’un public représentatif d’une population très diversifiée.

Si elle aime passionnément la Foire de Lyon qu’elle dirige avec une ardeur étincelante Véronique Szkudlarek aime la vie à la folie. « Plus je vieillis, plus je me sens jeune ! » Ce regain de jeunesse et cet hédonisme lui donneront-t-il des ailes pour concrétiser le projet de mission scientifique dans les étendues glacées du Grand Nord qui lui tient à cœur et apporter, comme elle le souhaite « une petite contribution au bien de l’humanité » ?



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