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Vernioz fait son foin

Isère le 16 août 2015 - Lawrence Krouwel - Culture - article lu 204 fois

Vernioz fait son foin
Lawrence Krouwel - Un retour dans le temps pour une fête des battages d'époque

Véritable point d'orgue de la saison estivale, la 19e édition de la fête des battages perpétue la mémoire des anciens et remet au goût du jour les battages à l'ancienne et les métiers d'autrefois.

L’association  Le Bon Vieux Temps de la Varèze  contribue à perpétuer la mémoire des anciens. Dimanche 30 août, la 19e fête des battages de Vernioz sera l’occasion de remettre au goût du jour des gestes presque oubliés. Savoir-faire, terroir et convivialité sont désormais chaque dernier dimanche d’août, au centre de la fête des battages à l’ancienne et des métiers d’antan. Autrefois, la période des moissons tenait une place très particulière dans le monde rural. C’était le temps ou chacun mettait du cœur à l’ouvrage, le temps ou l’entraide et la convivialité réunissaient le village, c’était le temps des moissons et des battages. Le village de Vernioz, mémoire vivante de la vie rurale, ne cesse de développer, au fil des années, les animations pour faire revivre, le temps d’une journée, les activités quotidiennes du village au siècle dernier.  Un dimanche 100% campagne, un dimanche pour remonter le temps de la vie des paysans.

Retour dans le passé

A Vernioz, on se souvient des images édifiantes des leçons de choses qui faisaient la part belle aux travaux des champs. Pour longtemps, elles ont sacralisé les moissons, les battages et les labours en proposant l’image de la terre généreuse que le travail des hommes fertilisait, une terre nourricière où régnait la paix des champs. S’il y avait du plaisir à battre le seigle, le blé ou l’orge, on était loin pourtant du batifolage.


La moisson achevée, après un temps de repos qui permettait aux épis de venir à maturation, on rassemblait le voisinage tôt dans la matinée. Les battages, c’était d’abord une affaire collective où la nécessité de faire vite et l’ampleur de la tâche imposaient cette solidarité de voisinage, toutes les taches étaient manuelles.  Puis les batteuses arrivèrent, on salua le progrès. Le « flap-flap » des fléaux céda à une autre harmonie : le chuintement un peu essoufflé de la locomobile. Dans ce monde paysan, l’arrivée de la batteuse donna l’avant-goût d’un autre siècle, un mélange de bruit et de poussière pour du temps gagné sur la peine des hommes.

Lawrence Krouwel

 

Programme :


9 h : salade d’anchois.
9 h 30 : messe en plein air avec chants grégoriens.
10 h : exposition artisanale et démonstrations de métiers anciens.
11 h : grande parade de tracteurs anciens et exposition de voitures anciennes.
12 h : repas de la batteuse avec animation musicale.
A partir de 14 h 30 : démonstration de battages avec presse. Battages avec un manège datant de 1850, batteuse à fléau et batteuse à main. Exposition de moteurs à poste fixe ainsi que des outils anciens du monde rural. Métiers anciens et animations de vannerie et de charronnage, forge, four à pain, construction de mur en pisé…
15 h : spectacle country et sortie de voitures anciennes.
17 h : parade de tracteurs.
19 h : repas champêtre.
21 h 30 : grand feu d’artifice.


Entrée et parking gratuit. Renseignements au 06 06 57 85 70.



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