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Vaccination papillomavirus : des données rassurantes

le 22 octobre 2015 - Destination Santé - Sciences, Santé, Environnement - article lu 28 fois

Vaccination papillomavirus : des données rassurantes
Destination Santé

Les dernières données publiées par l'ANSM et la caisse d'Assurance maladie (CNAMTS) indiquent clairement qu'il n'existe pas d'augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes avec la vaccination HPV (papillomavirus humains). Des données rassurantes qui devraient contribuer à améliorer la couverture vaccinale et, par là même, la prévention du cancer du col de l'utérus.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse d’Assurance maladie (CNAMTS) ont présenté au mois de septembre les résultats d’une vaste étude sur le risque éventuel de maladies auto-immunes associées à la vaccination HPV. Elle a été réalisée sur une cohorte de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans.

Ce travail vient confirmer les données de la littérature française et internationale. Sur les 2,2 millions de jeunes filles suivies, environ 840 000 avaient été vaccinées contre les infections à HPV (par Gardasil® ou Cervarix®, les deux vaccins commercialisés en France) et 1,4 million n'étaient pas vaccinées. Objectif de ce travail, comparer la fréquence de survenue de maladies auto-immunes entre jeunes filles vaccinées et jeunes filles non-vaccinées.

« C’est une étude que nous attendions, nous avions déjà beaucoup de données internationales sur l’efficacité et la tolérance sur ces vaccins », indique le Dr François Vielesage pédiatre libéral à Aix-les-Bains. Il fait notamment référence « aux Australiens qui vaccinent depuis plusieurs années, et ont obtenu une excellente couverture vaccinale qui s'est traduite par un recul important de la fréquence de certaines maladies causées par les papillomavirus. Là nous avons une étude française menée par l’ANSM et l’Assurance maladie qui porte sur 2 millions de jeunes filles. Elle montre que contrairement aux polémiques qui circulent surtout en France, qu’il n y a pas d’augmentation du risque global de survenue des maladies auto-immunes ».

Augmenter la couverture vaccinale

L’étude CNAMTS/ANSM a toutefois détecté une augmentation après vaccination du risque de survenue du syndrome de Guillain-Barré, une maladie aiguë rare du système nerveux. « Le syndrome de Guillain-Barré survient en général dans les suites d'une infection. Il a déjà, par le passé, été associé à certains vaccins (comme le vaccin contre la grippe, ou le vaccin  méningocoque…) sans qu'un lien de causalité ait pu être mis en évidence », précise le Dr Vié Le Sage. « Mais le nombre absolu est faible, cela correspondrait, selon les auteurs de l'étude, à une augmentation de 1 à 2 cas pour 100 000 jeunes filles vaccinées. »  Les autorités de santé estiment que ces résultats ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins HPV.

Ces données rassurantes devraient permettre d’améliorer la couverture vaccinale. Rappelons que la France occupe la dernière place au niveau européen. Avec 17 % des jeunes filles vaccinées contre près de 80 % dans les pays anglo-saxons ou les pays nordiques. Rappelons que chaque année en France, plus de 3 000 femmes contractent un cancer du col de l’utérus. Et environ un millier perd la vie.

Retour à l’authenticité avec les légumes oubliés

Topinambour, pissenlit, rutabaga, panais et autres salsifis… Ces légumes avaient quasiment disparu de nos assiettes. Ils reviennent aujourd’hui en force, au point de devenir très « tendance ». Tofu cacao, croustillant au panais et sauce chocolat ! Résolument moderne, le chef Armand Arnal ose le panais en dessert. Pas si étonnant quand on sait que sa chair blanche est légèrement sucrée. Ce légume peut être consommé cru comme cuit. Il est riche en potassium et en fibres. Un conseil : choisissez-le bien ferme et dépourvu de taches.

Au même titre que le panais, le topinambour symbolise le renouveau de ces légumes anciens. Surnommé l’artichaut de Jérusalem, il est bien doté en glucides, notamment en inuline, tout comme… le fond d’artichaut d’ailleurs. Tout aussi riche en glucides mais peu calorique, le salsifis vaut également pour sa longue racine charnue et un brin sucrée. De couleur blanche, il se distingue de la scorsonère ou salsifis noir. Sur l’étal du marchand, retenez le plus ferme.

Si vous êtes en quête d’authenticité et de retour à la nature, vous pouvez aussi vous diriger vers le potimarron et ses délicieuses soupes, le radis noir – en tartare ? – ou le rutabaga. Votre marchand de légumes favori saura vous orienter.



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