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Vienne : les travaux ont débuté sur le site Proplan

Isère le 05 novembre 2015 - Xavier ALIX - Isère rhodanienne - article lu 868 fois

Vienne : les travaux ont débuté sur le site Proplan
Xavier Alix - Les travaux d'epora préalables à ceux municipaux ont débuté en octobre

Le musée de la Draperie devrait bien s'installer dans l'usine textile désaffectée Proplan. Au mieux d'ici fin 2018. En attendant le lancement du projet, le « nettoyage » du site par Epora a débuté.

Le musée de la Draperie trouvera là des locaux très à propos. Pressenti depuis des années, son déménagement au sein de l’ancienne usine Proplan épouse la logique. Au moins contextuelle puisqu’au cœur de la Vallée de Gère, anciennement tournée vers la production textile.

Jeudi 5 novembre, au lendemain du bouclage de notre hebdomadaire, devait se tenir une réunion publique au centre social de la Vallée de Gère sur le projet municipal de réhabilitation. Des travaux ont d’ailleurs déjà débuté. Mais ils ne sont pas le fait de la municipalité. Pas encore. Si la mairie deviendra à terme leur propriétaire, les lieux appartiennent encore à l’Établissement public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes (Epora). Opérateur foncier de l’Etat dont la mission est de mettre à disposition des collectivités dans les meilleures conditions les friches industrielles, Epora a racheté le site en 2008 à Proplan adhésif pour 380 000 €. 2 ans après sa fermeture.

« Epora qui a d’abord pour objectif d’acheter, démolir, sécuriser et dépolluer ne conserve normalement pas aussi longtemps un site, explique Arnaud Geismar, chargé de l’opération à Epora, dans ce cas, la municipalité viennoise a mis du temps à se décider. Mais désormais, son idée est claire avec sans doute un musée de la Draperie, au moins d’un espace patrimoine textile et d’autres locaux publics. »

Un musée de quasi 1 000 m2

La municipalité compte en effet créer sur la friche un musée de quasi 1 000 m2 (réserves comprises), une nouvelle bibliothèque pour la Vallée de Gère (à la superficie doublée par rapport à l’actuel), un espace à vocation économique et plusieurs salles mutualisées. Cette intervention de la municipalité - qui compte aussi des travaux d’isolation et de sous-sol pour créer un parking - pourrait débuter fin 2016 et durer au minimum sur 2 ans. La volonté municipale connue, Epora a pu lancer ses travaux préalables le mois dernier sur cet ensemble occupant 1 800 m2 au sol et comptant 2 000 m3 de bureaux et locaux ainsi que 1300 - 1 400 m2 de sous sols.

La petite place devant le site serait requalifiée et devrait passée à une supoerficie de 300 à 600 m2. De quoi ajouter probablement du stationnement, alors que défilent rue Victor-Gaugier 5 000 véhicules par jour. La plupart des bâtiments date du début du XXe siècle et l’architecture industrielle de l’ensemble est considérée d’intérêt. L’objectif est donc de mettre en valeur son caractère originel. C’est pourquoi seuls quelques ajouts « disgracieux » seront démolis. Mais pas question de toucher aux trois hautes travées ni bien sûr à la grande cheminée, renforcée par Epora. Ce dernier renforcera d’ailleurs et sécurisera l’ensemble des structures. Le désamiantage obligera à remplacer les verrières. « Il n’y a cependant pas de grande opération de dépollution à mener, seulement une cuve d’hydrocarbure à évacuer, constate Arnaud Geismar, Enfin, nous curons aussi les bâtiments des toutes cloisons et tuyaux et les rendons étanches. »

Bref, une opération « nettoyage » qui doit s’étaler jusqu’au début de l’été 2016 pour un coût d’1,3 M€. Epora devrait ensuite rétrocéder le site à la Ville au second semestre 2016 avec une décote de 40 %.

Xavier Alix

Repères

Industrialisé au moins depuis le début du XIXe siècle (anciennes usines du canal de Villars), le site a connu par la suite de nombreux industriels louant les bâtiments. En 1919, il comptait deux usines principales tournées vers la filature : Tibaldy et Burle. A cette date, elles sont vendues à Vaganay qui fait alors construire le bâtiment de béton d’aujourd'hui. En 1989, le bâtiment est réhabilité pour l'installation de l'usine de plastiques adhésifs Proplan. Elle fermera en 2006. L'intérêt de ce bâtiment réside dans son architecture mais aussi dans ses installations hydrauliques.

Sources : http://www.patrimoine.rhonealpes.fr .



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