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Urbanisme - Etre périurbain en 2014

Loire le 06 novembre 2014 - Xavier Alix - Société - article lu 549 fois

Urbanisme - Etre périurbain en 2014
La périurbanisation, phénomène complexe mais qu'il faut saisir. Dans le sud Loire comme ailleurs... (© X.A.)

Il y a la définition stricte - « ce qui est situé aux abords immédiats d'une ville » -, il y a l'usage désignant ces urbains « colonisateurs » du milieu rural.

Il y a enfin les évolutions récentes et celles à venir sur leur stratégie résidentielle et mode de vie. Et par dessus, une politique de l’aménagement du territoire à décider.
« Il ne s’agit pas dire : le périurbain, “on est pour“ ou “on est contre“ mais de dire ce qui se passe. Epures est un outil d’ingénierie urbanistique de la région stéphanoise (au sens large, Epures travaillant sur Loire Forez, l’ouest Haute Loire, la Pays de Saint-Galmier, Chazelles, le Pilat… Ndlr) au service des décideurs publics, rappelle Frédéric Bossard à la tête d’une association à laquelle adhèrent 90 collectivités et organismes publics. Nous fournissons aux adhérents des analyses, des expériences. » Y compris sur l’ailleurs pour travailler dans un cadre neutre
Dans un contexte de réforme territorial où se pose la question de la dimension idéale de la collectivité locale, les Ateliers du territoire d’Epures changent cette année de formule pour devenir un cycle de 4 à 5 rendez-vous consacrés donc en 2014/15 aux périurbains en ouvrant sur cette question : « Au-delà des idées reçues, quelle (s) lecture (s) du territoire ? ».

Plus visible à Saint-Etienne

Les périurbains : un thème tout trouvé pour une agglomération stéphanoise dont la dilution de la ville centre au nord et à l’ouest a des allures de fatalité ? Oui et non. « Ce qui se passe à Saint-Etienne n’a rien d’exceptionnel », précise Ludovic Meyer, directeur adjoint d’Epures. Et de manière schématique, « partout, quand les gens arrivent pour travailler dans une grande ville, ils commencent par habiter la ville centre. Puis, s’ils peuvent, achètent une maison individuelle en périphérie. » Ici comme ailleurs, le périurbain autonomise son mode de vie, s’installe toujours plus loin. Le pays de Feurs, le centre Loire par exemple, est dans un dynamisme démographique supérieur désormais au sud Forez. En revanche, « d’autres grandes villes vivent mieux le phénomène que Saint-Etienne, explique F. Brossard. Les départs s’y voient plus parce, que contrairement à Lyon ou Grenoble, la pression foncière est bien moindre, les prix plus accessibles. Et l’apport de population nouvelle constatée ailleurs y est bien moindre par manque d’attractivité ».
Bref, si Saint-Etienne veut stopper sa dilution démographique, c’est encore et toujours sa reconversion, sa capacité à attirer dans son ensemble (économie, certes mais aussi culture, transport, commerces) qui l’aidera et non une guerre au périurbain. Ce n’est d’ailleurs pas le but du Scot (schéma de cohérence territorial), dont l’agglomération a été une des dernières de France à se pourvoir affirme Epures. S’il régente les plans locaux d’urbanisme pour limiter l’étalement, « c’est avant tout pour une politique de développement durable et de régulation contre une consommation vivace d’espaces », assure L. Meyer.
Avec tout de même cette interrogation : limiter l’accès périurbain, n’est-ce pas priver les plus modestes de la possibilité d’accéder à un mode de vie qui semble faire l’unanimité ? « Certes, la logique de marché joue. Maintenant, il y a aussi des terrains de la plaine du Forez très accessibles actuellement sans preneurs. Et aussi de nouvelles générations qui ne veulent pas forcément vivre dans ces zones comme leurs parents mais peut-être en collectifs… »
Xavier Alix


Le séminaire se tient de 9 h à 12 h 15, au Cétim de Saint-Etienne 7 rue de la presse.
Rens. : 04 77 92 84 00 ; epures@epures.com ; www.epures.com.



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