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Une sainte religieuse polonaise implante ses sœurs en Dauphiné

Isère le 25 mai 2015 - Louis Fournier - Société - article lu 522 fois

Une sainte religieuse polonaise implante ses sœurs en Dauphiné
LF - Sainte Ursule Ledochowska, fondatrice de la congragation des Ursulines du Coeur de Jésus agonisant

Il y a 150 ans, naissait, Julie Ursule Ledochowska. Le parcours, de celle qui deviendra la fondatrice de la Congrégation des Ursulines du Cœur de Jésus agonisant, est exemplaire. Quel lien étroit unit celle qui sera canonisée par le pape Jean-Paul II avec la commune de Virieu-sur-Bourbre ?

Qui était Ursule Ledochowska ?

Julie Ledochowska, est née le 17 avril 1865 en Autriche. Son père est Polonais, sa mère Suisse. A l’âge de 21 ans, elle devint religieuse à Cracovie en Pologne. Elle prit le nom de sœur Ursule. A 42 ans, elle est envoyée en Russie, d’où elle en sera expulsée à la veille de la première guerre mondiale. Exilée, les événements l’entraîneront à fonder une nouvelle famille religieuse : « Les Ursulines du Cœur de Jésus agonisant ». Elle accueillera un millier de sœurs sans autre bagage que le désir de servir Dieu, entre-autre en Pologne dans les régions déshéritées de l’est ; en Italie, dans les bidonvilles de Rome et en France, avec les ouvrières des usines de textiles en Ardèche. Celles que l’on appelait les « Ursulines grises » avaient aussi pour mission d’aider leurs compatriotes, jeunes filles pour la plupart orphelines, ayant quitté la Pologne pour venir travailler dans les usines de tissages alors en pleine expansion. 

Parallèlement en 1920 Melles Poncet et Torchon, avaient fondées à Coublevie «Le Repos de l’ouvrière »,  en faveur des jeunes ouvrières venues travailler dans les usines de soieries et de tissages de la région voironnaise. En 1936, cette  fondation caritative fut transférée à Virieu, et tenue par les sœurs de la Providence de Corenc, puis durant une année, par les sœurs de Notre Dame des Apôtres.

Les sœurs grises à Virieu.

Melles Poncet et Torchon, rencontrèrent en 1937 sœur Ursule Ledochowska, pour lui demander de prendre en charge la gestion de cette maison. Cette  rencontre scellera le devenir de la maison du « Repos de l’ouvrière » à Virieu, et de la  jeune congrégation  En mai 1942, celles-ci vinrent s’installer à Virieu et prirent la gestion de l’Institution. Sœur Ursule ne verra pas l’installation des sœurs car elle meurt deux ans plus tôt, le 29 mai 1939, à Rome.

Le « Centre de soins de Virieu »

Aujourd’hui, la congrégation compte environ 800 sœurs réparties dans 15 pays et cinq continents : 19 sœurs vivent en France dont 11 d’origine polonaise. A Virieu elles ne sont plus que 4 sœurs, au service de la paroisse Sainte-Anne. Leurs aînées reposent dans le cimetière du village, où 25 noms, à consonance polonaise, ainsi que ceux de 5 sœurs d'origine française, irlandaise et tchèque, sont gravés dans le marbre.

La maison du « Repos de l’ouvrière » établissement à but non lucratif, devient le Centre de soins de Virieu. En 1995, après plus de 50 ans de responsabilité, les sœurs laissent à une direction laïque le soin de poursuivre l’œuvre. Aujourd’hui, l’établissement regroupe deux sites : Virieu et depuis 2005 le site de Bourgoin-Jallieu, la capacité est portée à 144 lits de malades, avec un effectif de 183 salariés. En 2012, l’association fusionna avec l’Orsac (Organisation pour la santé et l’accueil), reconnue d’utilité publique depuis 1952 est une association gestionnaire de 56 établissements et services répartis dans les départements de l'Ain, du Rhône, de l’Isère, de la Drôme, et des Alpes Maritimes.

Louis Fournier

 

 



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