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Une page s'est tournée pour la bijouterie Closset

Loire le 22 mai 2014 - Marine Graille - Commerces - article lu 1190 fois

Une page s'est tournée pour la bijouterie Closset
Après presque 60 ans d'existence, la bijouterie Closset a fermé ses portes (© bijouterie Closset)

« Si cette douloureuse fermeture pouvait être un déclencheur pour sauver les commerces stéphanois, alors on n'aura pas tout perdu. » Christiane Ruel, gérante depuis 1992 de la bijouterie Closset, ne semble pas amère malgré la fermeture de son enseigne.

La boutique a vu défiler les clients depuis sa création. « Un lien très fort s’est créé avec notre clientèle. Nous avons accompagné bon nombre d’entre eux pour tous les grands bonheurs de leur vie : naissance, baptême, fiançailles, mariage, etc. »
Pendant toute son existence, la bijouterie Closset avait fait le choix de miser sur la création artisanale d’une grande majorité de ses pièces. Patricia Delorme, salariée du commerce depuis une vingtaine d’années, crée dans l’atelier de la boutique une importante quantité de bijoux « sur mesure ». « Tous les bijoux étaient uniques », explique t-elle.  
Pourtant depuis avril, la page de la bijouterie Closset de la rue de la République s’est définitivement fermée suite à un redressement judiciaire simplifié suivi d’un dépôt de bilan. Depuis déjà quelques années la situation financière du commerce était en mauvaise passe. Des difficultés que Christiane Ruel et sa fille Magali, qui était salariée de la bijouterie, attribuent notamment à des charges trop lourdes. « Nous étions une petite entreprise d’artisan et nos charges étaient devenues excessives. Il est à craindre que l’artisanat ne soit plus protégé. Rapidement, nous aurons des produits standardisés venus de l’étranger », déplore Ch. Ruel. Et d’ajouter : « il ne faut pas attendre pour aider les artisans, il faut mettre en place des mesures pour les chefs d’entreprises puissent converser leurs salariés ».
Les charges visiblement trop importantes ne semblent malgré tout pas être la seule raison de la fin de la boutique. « La politique de Maurice Vincent a beaucoup nuit aux commerçants que ce soit par rapport à la circulation, au stationnement mais aussi aux travaux, certes légitimes, mais trop longs », estime Magali Ruel. Le prix de l’or toujours en plein essor et la multiplication des agressions, semblent également avoir eut raison de la bijouterie Closset.
La suite ? Pour l’instant les trois femmes, plus unies que jamais, accusent le coup de la fermeture. « Déposer le bilan c’est malgré tout un échec », confie Christiane Ruel. Néanmoins la passion du métier reste et l’espoir d’ouvrir une nouvelle boutique reste encore permis.

Marine Graille



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