Fermer la publicité

Une « Fabrique » pour les entrepreneurs issus des quartiers

Loire le 10 juillet 2015 - Mathieu Ozanam - Économie - article lu 199 fois

Une « Fabrique » pour les entrepreneurs issus des quartiers
Mathieu Ozanam - La Fabrique à entreprendre Loire Sud bénéficie d'un soutien financier d'environ 180 000 EUR

La « Fabrique à entreprendre » s'adresse aux créateurs d'entreprise issus des quartiers prioritaires. Un accompagnement spécifique doit lever les freins chez ces porteurs de projets.

Face au chômage persistant dans la Loire, nombre de demandeurs d’emploi s’efforcent de créer leur propre activité. Dans les quartiers prioritaires, où les indicateurs économiques et sociaux sont détériorés, le taux de chômage en particulier chez les jeunes peut atteindre le double de la moyenne départementale. Mais parce que la création d’entreprises recèlent de nombreux obstacles, Saint-Etienne Métropole et la Maison de l'Information sur la Formation et l'Emploi (Mife) Loire Sud, ont lancé avec onze autres partenaires, dont la Caisse des dépôts et consignations (CDC), la Région et l’Etat, la Fabrique à entreprendre.

« L’objectif est d’accompagner des personnes peu habituées aux démarches administratives », décrit Gaël Perdriau, président de Saint-Etienne Métropole. Le dispositif, présenté comme l’un des piliers de la future « Ecole de l’entrepreneuriat » qui doit faire l’objet d’une prochaine présentation, est « une plateforme de co-construction pour bâtir un programme afin d’associer toutes les petites compétences pour qu’elles fassent un tout qui s’appelle le service public », a exposé le préfet Fabien Sudry.

Un guichet unique

L’offre d’accompagnement se fait par une porte d’entrée unique qui est la Mife Loire Sud, dont une conseillère création d’entreprise est détachée spécifiquement sur cette action. Les porteurs de projet peuvent s’adresser à la Mife installée à la Maison de l’emploi ou dans l’un de ses relais dans le quartier stéphanois de Montreynaud, à Rive-de-Gier, Saint-Chamond ou Le Chambon-Feugerolles. Un parcours-type en huit étapes a été établi, mais « si nous voulons que se développe sur notre territoire de nouvelles activités, il nous faut un outil souple », soutient Gaël Perdriau. Il est prévu que l’offre qualifiée de « globale et progressive à la création d’entreprise » s’adapte aux cas particuliers des créateurs d’entreprises.

Mathieu Ozanam



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide