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Une dépollution exemplaire sur la friche Mavilor/Proplan à Lorette

Loire le 22 octobre 2015 - Emilie Massard - Immobilier et BTP - article lu 674 fois

Une dépollution exemplaire sur la friche Mavilor/Proplan à Lorette
Emilie Massard - Les terres sont triées et lavées ou traitées par la biodégradation directement sur site

En friche depuis de nombreuses années, le site des anciennes usines Mavilor et Proplan à Lorette connaîtra bientôt une nouvelle vie. En attendant l'arrivée de la société STEF, les engins de TERbis s'activent pour assurer la dépollution qui est réalisée quasiment intégralement sur site.

L’établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes (Epora) a été mandaté par la Ville de Lorette et Saint-Etienne Métropole pour réhabiliter les friches industrielles situées rue Adèle-Bourdon, qui abritaient les activités des sociétés Mavilor (fabricant de vilebrequins) et Proplan (fabricant d’adhésifs). Après l’acquisition des parcelles et la démolition, c’est la société TERbis qui a été choisie pour assurer la dépollution, d’autant plus attendue suite à l’annonce de l’arrivée de la société STEF sur le site.

La société de dépollution TERbis, qui compte notamment à son actif la gestion de la marée noire de l’Erika ou encore le site de l’usine AZF de Toulouse, a été choisie pour son savoir-faire dans la valorisation des matériaux sur site. En effet, dans un souci de préservation de l’environnement mais aussi de réduction de transport, TERbis propose une méthode innovante pour traiter et valoriser les matériaux directement sur site grâce à l’usage de machines spécifiques. Sur ce site où les activités passées impliquaient la manipulation d’hydrocarbures et de solvants, les terres polluées subissent un tri successif au moyen d’un trommel, gigantesque tambour alimenté par un tapis roulant. En fonction de leur taille et de leur niveau de pollution, les terres sont ensuite nettoyées par biodégradation, à l’aide de bactéries cultivées puis introduites dans les terres.

« Pour le chantier de Lorette, une centrale de traitement et de nettoyage des terres a été assemblée et mise en œuvre spécifiquement », précise Michel Prendleloup, président de TERbis. « Ce processus limite les évacuations de terres en décharge par camions en traitant sur place la pollution. Les terres sont également réutilisées dans le cadre du chantier, limitant l’utilisation de granulats en provenance de carrières. En outre, les eaux utilisées sont également traitées sur site. » Pour compléter le traitement biologique, TERbis a également utilisé une technique de lavage qui permet de traiter des terres fortement imbibées et une gamme plus large de polluants. Au total, 32 000 m3 ont été excavés et 20 000 m3 traités sur site, soit l’équivalent de 2 500 camions qui n’ont pas eu besoin de transiter sur les routes et autoroutes vers des décharges.

A la suite de la découverte de nouveaux polluants dus à la fuite d’une cuve sur le site de Mavilor, le chantier a du être interrompu pendant 8 mois. Commencés en mai 2014, les travaux de dépollution touchent aujourd’hui à leur fin et la société STEF devrait pouvoir commencer les travaux de construction de son bâtiment sur 18 000 m² début 2016 pour s’installer dans le courant de l’année.

Emilie Massard



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