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Cosmolift : ambition à fleur de peau

Loire le 16 février 2015 - Xavier ALIX - Économie - article lu 523 fois

Cosmolift : ambition à fleur de peau
LCA passe par des agents commerciaux

C'est un sacré défi que s'est lancé le Stéphanois Gauthier Sauron : lancer sa propre marque de cosmétique anti-âge. Le marché national surchargé, « Cosmolift » vise avant tout sur l'international via une niche…

Il voulait se lancer avant d’avoir trop rides. A l’aube de sa quarantaine, le Stéphanois Gauthier Sauron sentait qu’il était temps de créer son activité. Dans le domaine des cosmétiques naturellement. Puisque c’est au sein des laboratoires Ariland de Luriecq (au produit phare, hairgum, destiné aux coiffeurs) qu’il a travaillés de 2003 à 2013. Une vraie « école à entrepreneur, dit-il, j’y ai touché à tout : le juridique d’où je viens à l’origine, la production, le commercial… »
De quoi se forger un carnet d’adresses international aussi après avoir beaucoup voyagé et pris connaissance du marché cosmétique en général. D’ailleurs, ce n’est pas la « niche » capillaire que vise Gauthier Sauron mais du plus large : l’antiâge pour peau. Sauf que « le marché est très dur à pénétrer en France, leader mondial : une centaine de marques se lance chaque année, 80 disparaissaient dans le même temps. Je vise donc l’étranger, où se créent et se vendent les nouvelles tendances paradoxalement avant la France. »
C’est en voyageant en Extrême Orient que Gauthier Sauron a repéré l’existence de ces masques celluloses hydratant, antiâge, blanchissant etc. vendus jusque dans les pharmacies. D’où la création de son masque à appliquer sur le visage et de patchs pour yeux sous le nom de « Cosmolift ». Il aura fallu quasi un an, depuis fin 2013 pour que son entreprise LCA les lance sur le marché. En passant par la case laboratoire. Un ingénieur-chimiste du sud de la France a été chargé d’élaborer la « formule » : « sans parabène », réunissant collagène hydratant, acide hyolurinique, et de l’or « aux vertus reconnues. Ce qui donne aussi à l’ensemble ce côté « bling-bling dont la clientèle de la péninsule arabique est si friande. » Car c’est d’abord le Moyen Orient que vise LCA. Même si la première commande - 7 500 packs -  est aussi partie pour le Maroc, Malte, la Suisse, l’Europe de l’Est.
Avant cela, la formule a bien sûr passé tous les tests imposés par les autorités sanitaires, y compris les plus sévères : américaines, japonaises ou européennes. Le produit est fabriqué en Chine. « Si j’avais pu cela aurait été en France, ce qui est un argument de vente mais impossible de trouver un fournisseur en France. » Le masque a lui été conçu par un designer lyonnais. Il aura fallu investir 30 000 € au total.

 Xavier Alix



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