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Un « taudis » de moins à Saint-Etienne

Loire le 12 mars 2015 - Emilie Massard - Société - article lu 868 fois

Un « taudis » de moins à Saint-Etienne
Georges Rivoire - Les ouvriers ont travaillé plusieurs jours après le premier coup de pelle pour détruire le bâtiment

En décembre dernier, l'immeuble avait fait parler de lui, illustrant l'article de la journaliste Sylvia Zappi dans Le Monde qui avait défrayé la chronique, parlant de Saint-Etienne comme « la capitale des taudis ». Symbole des besoins de réhabilitation de certains quartiers de la ville, il a été démoli en ce début du mois de mars.

L’article paru dans Le Monde avait fait grand bruit, et suscité l’émoi de nombreux Stéphanois lassés de l’image qui était donnée de leur ville. Certes les immeubles délabrés en question étaient bien réels, mais de nombreux commentateurs dénonçaient la vision partielle donnée par la journaliste, et les projets de réhabilitation qu’elle n’évoquait pas.

Et notamment celui qui concernait l’immeuble choisi pour illustrer l’article, appartenant à la municipalité et voué à la démolition depuis plusieurs mois déjà. Situé à l’angle de la rue Henri-Gonnard et de la montée de l’abbé de-l’Epée dans le quartier de Tardy, à deux pas de la Comédie, il fait en effet partie d’un programme de réhabilitation du quartier. Plusieurs parcelles ont déjà été démolies dans la rue Henri-Gonnard, et d’autres immeubles devraient suivre leur exemple dans le quartier dans les mois à venir.

Dans l’immeuble devenu symbole de cette réhabilitation, les ouvriers s’affairaient à la préparation du bâtiment et à sa déconstruction intérieure depuis janvier. En ce début du mois de mars, ce sont les étapes de démolition qui ont démarré. Les premiers coups de pelle ont été donnés le jeudi 5. La veille et tôt le matin, les ouvriers de l’entreprise Pugnière, chargée de la démolition, ont pu mettre en place leurs engins et couvrir les trottoirs de sable pour amortir les chutes des différents composants du bâtiment. A 8 h ce jeudi là, la pelle de démolition se mettait en marche et détruisait petit à petit le toit et les murs de l’immeuble, en commençant par le côté donnant sur la montée de l’Abbé-de-l’Epée.

Dans cette étroite montée, le passage des piétons et la sortie du parking voisin demandait aux ouvriers une vigilance particulière pour travailler en toute sécurité. La destruction côté rue Henri-Gonnard a également demandé des aménagements particuliers, interdisant notamment le stationnement dans la rue pour permettre de décaler la circulation des voitures. Pendant plusieurs jours, le travail s’est poursuivi, alternant les phases de démolition avec le tri et l’évacuation des matériaux. Le bâtiment démoli, la municipalité ne prévoit pas de nouvelle construction à la place, profitant de cet espace libéré pour « aérer » le secteur.

Emilie Massard

 



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