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Un speed meeting alimentaire à Seyssins

Isère le 17 mars 2017 - Elisabeth Laverdant - Agroalimentaire

Un speed meeting alimentaire à Seyssins
Digimiam - Producteurs et distributeurs peuvent se rencontrer et nouer des relations commerciales

Ils ont trois heures, pas une de plus. Agriculteurs, distributeurs, restaurateurs ou encore artisans : tous participent le 20 mars prochain aux Rencontres entre professionnels de l'alimentation à Seyssins. Une nouvelle manière de développer des relations commerciales et locales.

La demande est là. L’offre aussi. Le tout c’est de pouvoir réunir tout le monde. « Il y a une vraie demande des distributeurs locaux de vendre des produits locaux. Et côté producteurs, ils s’orientent vers une maîtrise de la commercialisation mais ils ne savent pas forcément comment faire », explique Geoffrey Lafosse, chargé de filières et circuits locaux à la chambre d’agriculture de l’Isère. C’est comme ça que sont nées les Rencontres de l’alimentation.

Les produits locaux intéressent de plus en plus les distributeurs. Et parmi eux, on trouve de grandes enseignes : Carrefour, Monoprix, Intermarché ou encore Leclerc. Ils seront présents à ces rencontres. Des restaurateurs privés seront de la partie mais également des collectivités. « On trouve des cantines scolaires mais aussi le Crous de Grenoble parmi les participants », note Geoffrey Lafosse. Chez les producteurs le panorama est très large. Agriculteurs bien sûrs, mais aussi artisans transformateurs ou organisations d’agriculteurs seront présents.

Le principe est simple. Il s'agit de faciliter les rencontres entre offre et demande. Le tout de manière très opérationnelle. « Et si ça marche, le but c’est aussi de développer des relations commerciales », poursuit Geoffrey Lafosse. Ainsi, les entreprises ont accès à un catalogue quelques temps avant l’événement. Elles renseignent les producteurs qu’elles veulent rencontrer et on leur envoie un planning pour le jour J.

Au-delà de nouer des relations parfois fructueuses, ces rencontres c’est aussi l’occasion de faire connaissance. « Certains vont découvrir qu’on ne pourra pas trouver de tomates toute l’année. Les producteurs découvriront quant à eux ce que c’est que de devoir livrer à heure fixe et en quantité fixe », souligne Geoffrey Lafosse. Chacun est amené à prendre conscience des spécificités des uns et des autres.

La recette semble en tout cas marcher. Lors de la première édition, 90 % des participants avaient trouvé un réel intérêt à ces rencontres. Une relation sur cinq s’était poursuivie suite aux rencontres. Cette année, ils sont 85 inscrits.

Elisabeth Laverdant



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