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Un quart des ménages de l'agglomération stéphanoise sous le seuil de pauvreté

Loire le 27 février 2015 - Marine GRAILLE - Agglomération stéphanoise - article lu 821 fois

Un quart des ménages de l'agglomération stéphanoise sous le seuil de pauvreté
IGN Insee 2015 - Dans l'agglomération stéphanoise, la précarité est plus importante dans les communes urbanisées

L'Insee Rhône-Alpes vient de rendre son étude sur la précarité dans les trois agglomérations de la région. Grenoble et Lyon ne sont évidemment pas épargnées mais à Saint-Etienne, la précarité semble se renforcer en particulier dans les centres-villes.

L’agglomération stéphanoise davantage touchée par la précarité que ces homologues grenobloise et lyonnaise. Ce n'est pas surprenant et c'est en tout cas ce que ressort de la nouvelle étude publiée par l’Insee Rhône-Alpes. Cette enquête met en évidence les disparités entre les trois territoires rhônalpins concernant la précarité de leur population.

Saint-Etienne Métropole figure en dernière place avec près d’un quart de ménage vivant sous le seuil de pauvreté, soit environ 40 000 foyers. Le taux de chômage y est plus élevé et la qualification des emplois moins importante qu’à Grenoble-Alpes Métropole ou que dans le Grand Lyon. L’étude montre que le revenu fiscal médian ne s’élevait en 2010 qu’à 17 000 € par an et par unité de consommation, soit 15 % de moins que chez ses deux métropoles voisines et 7 % de moins que le niveau national (hors Ile-de-France). Les ménages en situation de précarité se concentrent essentiellement dans les communes urbaines de l’agglomération, notamment le centre de Saint-Etienne et Saint-Chamond. Toutes les deux présentant par ailleurs une forte diversité sociale en fonction des quartiers. Saint-Etienne, malgré l’érosion de sa population ces dernières années, reste la seconde ville la plus peuplée de la région avec 171 483 habitants.

Les deux vallées (Ondaine et Gier) présentent également de fortes concentrations même si les évolutions de chacune d’elles diffèrent. En effet, ces dernières années les communes de l’Ondaine ont connu des difficultés, notamment en termes d’emploi, alors qu’elles s’atténuent dans le Gier. L’Insee analyse ce phénomène par l’influence de la proximité de l’agglomération lyonnaise. Sur les communes périphériques (l’Etrat, Saint-Héand, la Fouillouse…) les taux de précarité des familles de classe moyenne sont plutôt faibles. Andrézieux-Bouthéon y fait figure d’exception puisque l’étude montre une précarité de l’emploi élevée.

Marine Graille



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