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Un abattoir temporaire halal en projet à Saint-Etienne

Loire le 26 février 2015 - Denis MEYNARD - Société - article lu 495 fois

Un abattoir temporaire halal en projet à Saint-Etienne

La mosquée de Montreynaud prépare un projet inter-associatif, associant plusieurs lieux de culte musulmans, qui soit opérationnel en septembre pour la fête de l'Aïd-el-Kébir.

Les autorités sanitaires de la Loire ont décidé de s’attaquer à l’abattage rituel clandestin de moutons à l’occasion de la prochaine fête de l’Aïd-el-Kébir qui aura lieu en septembre. Sur 2014, une estimation des services de l’Etat évalue à 12 000 le nombre d’ovins tués à cette occasion. De façon illégale dans la très grande majorité des cas, puisque les deux abattoirs agréés du département (Feurs et Charlieu) qui ont été sollicités, en ont abattu moins d’un millier au total. La marge de progression est donc très importante.

Depuis plusieurs mois, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), associée à la Ville de Saint-Etienne, a encouragé la création d’un ou plusieurs projets d’installations temporaires permettant cet abattage pendant une durée de trois jours, en présence de sacrificateurs et d’inspecteurs de la DDPP. Une nouvelle réunion associant les représentants du culte musulman, à travers le Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes, doit avoir lieu à la mi-mars. Des gestionnaires de structures dérogatoires de ce type (il en existe plus d’une cinquantaine en France), dont la plus proche se trouve à Vienne (Isère), sont venus présenter leur fonctionnement. Denis Chambe, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge des bâtiments communaux, indique que la Ville va « s’efforcer de proposer à la préfecture un lieu sur la commune propice à cette installation qui convienne à l’ensemble des composantes de la communauté musulmane et permette de gérer du stationnement et des flux de véhicules pendant trois jours ».

Financement privé

Du fait de la loi de 1905 qui exclut le financement du fait religieux par la collectivité publique, le projet doit avoir un financeur privé. « On étudiera les différents projets qui nous serons proposés à la date-limite de dépôt fixée fin mars, mais nous ne pourrons pas les multiplier à l’infinie car chaque chaîne d’abattage mobilisera au moins trois inspecteurs », explique Nathalie Guerson, qui dirige la DDPP. Elle ajoute qu’il est « impératif que les sites soient agréés d’ici juin, pour que des essais puissent être réalisés avant la fête de l’Aïd ». « Même avec la prochaine ouverture de l’abattoir de proximité d’Andrézieux-Bouthéon, on peut d’ores et déjà prévoir que l’ensemble des installations disponible ne répondra pas à la totalité des besoins. Mais nous sommes dans une stratégie de détection de porteurs de projets pour y parvenir à terme et ainsi supprimer les risques sanitaires liés à l’abattage sauvage », souligne Nathalie Guerson.

Denis Meynard



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