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Un abattoir bi-espèces opérationnel à Andrézieux-Bouthéon

Loire le 03 juillet 2015 - Denis Meynard - Agroalimentaire - article lu 1449 fois

Un abattoir bi-espèces opérationnel à Andrézieux-Bouthéon
G.R - Bruno Berthollet : « nous avons veillé à ce qu'il n'y ait pas d'actionnaire majoritaire au sein de l'Apab »

Les producteurs et bouchers de Loire Sud n'auront plus à faire parcourir de longues distances aux porcs et agneaux.

L’Abattoir de proximité d’Andrézieux-Bouthéon (Apab) inauguré la semaine dernière est opérationnel depuis la mi-mai. Il a vocation à offrir une solution aux producteurs, éleveurs et bouchers de Loire Sud qui depuis des années étaient contraints d’envoyer leurs animaux dans les abattoirs de Charlieu ou d’Yssingeaux. Cette situation découlait de la volonté des actionnaires de l’abattoir de La Talaudière (le groupe Despinasse et la coopérative Sicarev) de spécialiser cet outil sur les bovins. « A la différences d’abattoir multi-espèces, comme celui d’Yssingeaux, nous on ne fait que de l’agneau et du porc, ni bovin, ni veau », souligne Bruno Bertholet, le producteur transformateur de La Fouillouse qui préside la société d’exploitation. Dirigée par Frédéric Chauveau, cette dernière compte une demi-douzaine de salariés.

L’Apab est locataire du Syndicat intercommunal des parcs d’Andrézieux-Bouthéon (Sipab), présidé par Jean-Claude Schalk, qui a financé la construction du bâtiment, pour 1,8 M€. La société d’exploitation, qui compte une quarantaine d’actionnaires, ayant apporté un capital social de près de 200 000 €, a pour sa part financé les équipements, à hauteur de 530 000 €. Parmi eux figurent deux grossistes (La Bouchère et Saint-Laurent Viandes) qui assurent ensemble plus de 40 % du tonnage. Outre les trois chambres consulaires (Chambre d’agriculture, chambre de métiers et CCIT), le plus gros contingent est constitué par 35 producteurs fermiers.

La réglementation fait que l’établissement fonctionne actuellement sur un mode déclaratif qui ne nous permet que de traiter cinq tonnes par jour, soit un maximum de 1 200 t par an. Or, on a une demande qui porte déjà sur 2 000 t », explique Bruno Bertholet. Il explique avoir constitué un dossier d’installation classée soumis à autorisation, afin que la Direction départementale de protection des populations (DDPP) donne son accord pour utiliser la totalité des capacités de cet équipement, qui sont de l’ordre de 3 000 tonnes/an.

Denis Meynard



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