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TSCHÄGG : sorcières endiablées dansées

Isère le 30 décembre 2016 - Laurent MARCHANDIAU - Spectacle, Théâtre - article lu 42 fois

TSCHÄGG : sorcières endiablées dansées
Christian Rausch - Tschägg allie tradition et monde actuel autour d'une réflexion sur l'identité.

C'est un spectacle enivrant, déroutant et joyeusement dépaysant que propose l'Hexagone de Meylan en ce début d'année avec Tschägg. Une création s'inspirant d'une tradition suisse .

Fruit d’un travail de longue haleine sur le terrain, Tschägg ne ressemble à aucun autre spectacle de danse. S’inspirant de la tradition des Tschäggättä, des personnages carnavalesques issus des montagnes suisses au cœur de l’Europe, cette création résulte d’une recherche au sein de la vallée du Lötschental en Suisse où les artistes sont partis à la rencontre des habitants et de leur tradition de sorcières Tschäggättä, avec le désir de découvrir quels étaient leurs points communs avec les personnes qui pratiquent ces rites. Une performance dansée qui fait le lien entre tradition et monde actuel, le tout enveloppé d’exotisme qui interroge sur la perception du singulier, de l’authenticité, confrontée aux effets du tourisme et de la globalisation.

Repenser en permanence ​la pièce

À travers Tschägg, les artistes ont mis en place un dispositif collaboratif dans chaque ville ou la pièce est jouée. Par exemple, « à Grenoble, à l’occasion du Concours Reconnaissance (qui a eu lieu à l’Hexagone en novembre 2015 où Lucie Eidenbenz a gagné le Grand prix du jury) nous avons fait la rencontre de deux étudiants des Beaux-Arts de Grenoble et d’une étudiante en urbanisme de l’Université de Grenoble, qui se sont joints au projet et ont apporté leur réflexion de l’intérieur », souligne les créateurs de la pièce. Car cette performance scénique compte bien réfléchir sur le rapport avec l’autre, « celui qu’on ne connaît pas, celui qui nous surprend, celui qui nous déplace, nous fait bouger, qui nous entraîne dans une danse d’apprivoisement de soi et de l’autre. »  Une réflexion qui s’articule également sur l’identité : avons-nous besoin de porter des masques pour être nous-mêmes au sein d’une société policée ? Qui est l’étranger ? etc.

Joyeusement déroutant et percutant!

L.M.

Les 10 et 11 janvier à l’Hexagone de Meylan.
Rens. : http://theatre-hexagone.eu/



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