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Trois CCI de Rhône-Alpes jouent la carte de la Métropole

Rhône le 20 novembre 2014 - Antonio Mafra - Économie - article lu 803 fois

Trois CCI de Rhône-Alpes jouent la carte de la Métropole
Une conférence de presse était organisée à la CCI de Lyon pour présenter le projet

Mieux vaut prévenir que guérir.

Anticipant la reconfiguration de la carte des CCI qui ne manquera pas d’accompagner la refonte territoriale, les présidents des CCI de Lyon, Saint-Etienne Montbrison et Roanne-Loire Nord, qui représentent 80 % des entreprises du bassin métropolitain,  ont lancé le chantier d’une CCI métropolitaine. Emmanuel Imberton, André Mounier et Jean-Bernard Devernois, ont adopté une position commune, qui sera proposée aux assemblées générales des trois chambres le 24 novembre.

La co-construction d’une CCI unique vise à « regrouper les forces, parler d’une seule voix et réaliser des économiques d’échelle tout en respectant les territoires » pour « peser face à la puissante métropole politique qui se met en place ». En ligne de mire la mutualisation « violente » des fonctions supports qui pourrait se traduire par une réduction de 37 % en trois ans des ressources fiscales et un prélèvement massif des fonds de réserve des CCI (500 M€ dès 2015). Pour cela aboutir, il aura fallu aplanir les tensions avec la CCIR  sans le soutien de laquelle le  projet n’aurait pas vu le jour. « Il reviendra aux élus régionaux de se déterminer sur le projet final », précise Emmanuel Imberton qui rappelle que le vote de ce projet exige la majorité des 2/3.

Les élus consulaires n’ont pas de doute sur l’issue du scrutin. La réalité plaide pour la CCI métropolitaine. 37 000 personnes rallient chaque jour Lyon et Saint-Etienne, soit une progression de 33 % entre 1999 et 2008. La création prochaine d’une grappe consacrée à l’offshore,  le dispositif Pépites et le déploiement de Visiocommerce à Saint-Etienne qui va accueillir le nouveau campus d’EM Lyon, l’alliance des centres de formation des CCI de Lyon et de Roanne,  la mobilisation en faveur de l’A 45, « la réalité économique des bassins dépasse les frontières administratives, soutient Jean-Bernard Devernois relayé par son homologue ligérien André Mounier qui rappelle la capacité des CCI à se réformer sans attendre la loi.

L’accouchement de la CCI métropolitaine impose de réduire le nombre d’élus pour se conformer à la loi qui prévoie 60 mandats par CCI. Or les trois Chambres, auxquelles pourraient se rallier les CCI du Beaujolais et de Nord-Isère, comptent 134 élus. « Nous sommes arrivés à une répartition », se réjouit Emmanuel Imberton qui a demandé au préfet de Région une dérogation pour obtenir 20 élus de plus. « Cela fait sens et ne coûtera pas un euro à la collectivité ».

Prochaine échéance, la modification du schéma directeur des CCI qui pourrait être adopté avant la fin de l’année par la CCIR. Le décret ministériel, créant cette CCI unique, devrait être signé en juin ouvrant la voie à des élections sur la base du nouveau périmètre en novembre et l’installation de la nouvelle assemblée générale en janvier 2016.

Antonio Mafra



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