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Troccauris a un truc pour moderniser le troc

Isère le 17 novembre 2015 - Laurent Marchandiau - Services - article lu 398 fois

Troccauris a un truc pour moderniser le troc
Laurent Marchandiau - L'équipe de Troccauris avec Fabrice Jonas (Fashandy) et Hugo Avale (Neojobs) lors de la campagne de recrutement

Remettre le troc à l'ordre du jour en modernisant cette antique pratique. C'est l'ambition de Troccauris. Cinq mois après le lancement de sa plateforme d'échange en ligne, la startup grenobloise fait le pari du recrutement décalé via Neojobs afin de recruter ses stagiaires et prochains collaborateurs.

Six candidats, quatre coquillages en poche chacun arpentant les rues de Grenoble, le 10 novembre. Leur mission ? Troquer un coquillage contre un autre objet avec des passants. Un modèle de recrutement insolite que Troccauris a décidé de tester avec pour finalité, de recruter leur stagiaire. Pour ce faire, la jeune entreprise a été accompagnée par les start-ups grenobloises Neojobs (spécialisée notamment dans les campagnes de recrutement décalé) et Fashandy (agence de communication). « C’est maintenant que se construit l’image de marque de la société.

Une campagne de recrutement original permet de se différencier tout en observant les candidats sur leur savoir-être plus que sur leur savoir-faire, et ce, en situation réelle », explique Hugo Avale, cofondateur de Neojobs. Sur la quarantaine de curriculum vitae que Troccauris a reçu, six candidats ont été présélectionnés pour passer les épreuves sur le terrain le matin, analyser et restituer leurs démarches l’après-midi sur le support de leur choix. À terme, un stagiaire sera recruté pour une durée de six mois voire plus. « Si le stage est concluant, celui-ci pourrait se transformer en CDI », indique Audrey Bouvier, l’un des trois cofondateurs de Troccauris.

Fondée fin 2014 sous le statut de SAS et incubé à Grenoble École de Management, Troccauris fait le pari du troc en utilisant les outils modernes tels qu’Internet. « Nous avons mis en place une plateforme Web (1 500 personnes inscrites actuellement) permettant aux personnes d’échanger des objets. Afin de compenser la différence de valeur entre un produit et un autre, nous avons créé une monnaie virtuelle - le Cauris - un coquillage qui a servi jadis de monnaie dans d’anciennes civilisations. Les personnes estiment elles-mêmes leurs biens et achètent si besoin des cauris à raison de 1 € les 10 », explique Audrey Bouvier. Les échanges se réalisent dans l’un des trente points partenaires grenoblois (bars, restaurants, café…) « Le but c’est aussi de créer du lien entre les personnes. »

Lauréat 2015 du Réseau Entreprendre Isère, Troccauris compte pour l’instant trois associés et un salarié. La startup compte mettre en place un système de livraison prochainement via des points relais et envisage de nouveaux services tels qu’une offre d’abonnement premium.

Laurent Marchandiau



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