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Tribunal administratif - Expulsion confirmée pour cinq jeunes Albanais et Congolais

Loire le 14 avril 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 789 fois

Tribunal administratif - Expulsion confirmée pour cinq jeunes Albanais et Congolais
Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, s'étaient rassemblées au foyer Habitat jeunes Clairvivre, le 16 janvier (© Denis Meynard)

Les recours contre l’expulsion de trois jeunes Albanais et deux Congolais ayant atteint leur majorité, qui bénéficient de nombreux soutiens à Saint-Etienne, ont été rejeté par le tribunal administratif de Lyon qui les avait examinés lors des audiences des 21 et 23 janvier dernier.

Le tribunal administratif a rejeté les recours formés par leur avocat, Me Arnaud Cuche, contre l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) signifiée à ces cinq jeunes de 18 ans par la préfecture de la Loire. Il estime que cette dernière n’a pas commis d’erreur de fait ou d’erreur manifeste d’appréciation, relevant que les intéressés sont dépourvus d’attaches familiales en France, à la différence de leurs pays d’origine.
Scolarisés dans la région stéphanoise, au lycée ou en apprentissage, et domiciliés jusqu’en février dernier au foyer Habitat jeunes Clairvivre dans le cadre de leur placement auprès de l'Aide sociale à l'enfance, Fatos, Rhaman, Mirush, Djimy Pedro sont « bien intégrés en France », selon leurs soutiens. Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, étaient venues y manifester leur solidarité à ces jeunes majeurs, le 16 janvier. Ne bénéficiant plus du soutien du conseil général, ils sont désormais hébergés par des particuliers.
Monique Garnier, présidente de l'association gestionnaire de la résidence où ils sont hébergés et de leur comité de soutien coordonné par le Réseau éducation, dont la pétition a été « signée par près de 3 000 personnes », a annoncé que les intéressés « vont faire appel ». Une représentante du comité de soutien ajoute qu’un autre lycéen albanais, Shefquet, qui prépare un CAP d’ébénisterie dans un lycée professionnel de Saint-Etienne, a saisi, à son tour, le tribunal administratif, après avoir reçu une OQTF en début d’année.
Exhibant des bulletins scolaires, Me Arnaud Cuche, avocat des jeunes majeurs, souligne « leur excellent parcours scolaire, depuis qu'ils sont en France voici environ un an et demi », qui illustre leurs « volonté d'intégration et chances de réussite ». « Leur principal tort aux yeux de l'administration », estime l'avocat, est que ces cinq garçons « résidaient en France depuis moins de deux ans lorsqu'ils ont atteint l'âge de la majorité ».

Denis Meynard



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