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Travaux publics : « Il faut une véritable prise de conscience des élus »

Isère le 17 avril 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 1000 fois

Travaux publics : « Il faut une véritable prise de conscience des élus »
DR - Bertrand Converso

Représentant près de 240 entreprises sur le département, le secteur des travaux publics traverse une crise sans précédent induit notamment par la conjoncture économique française, mais également par la baisse des dotations de l'État aux collectivités. Entretien avec Bertrand Converso, membre de la section TP du BTP Isère.

Dans quel contexte évoluent les entreprises de travaux publics en Isère ?

Les entreprises n’ont aucune visibilité avec des carnets de commandes à un mois au lieu de trois mois habituellement. Des facteurs induits par la crise économique à laquelle vient se greffer les 13 Md€ de baisse de dotations de l’État aux collectivités.

La plupart des projets sont bloqués tandis que le rythme électoral de ces derniers temps – les municipales et les départementales – s’avère trop élevé. Il faut savoir que les entreprises des TP dépendent à 80 % de la commande publique. Cela se traduit par une diminution drastique des appels d’offres en particulier depuis septembre 2014 qui a conduit pour plus de la moitié de nos entreprises sur le département à user du chômage partiel lorsque leur taille le permet, à licencier leur personnel pour les TPE jusqu’au dépôt de bilan touchant tant les petites que les PME centenaires de plus de 100 salariés !

Est-ce que le passage de Grenoble au statut de métropole a impacté vos activités ?

Depuis le 1er janvier, Grenoble est devenue une métropole. Or, le transfert de compétence – eau potable, voiries pour ce qui nous concerne – a été réalisé de manière partielle sans le pendant financier. Dans les faits, face à l’absence d’interlocuteur, ces premiers mois, nous n’avions aucun appel d’offres portant sur nos marchés récurrents. Ils commencent seulement à arriver aujourd’hui !

Comment percevez-vous cette année pour votre secteur ?

L’annonce par le président du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, de dégager une enveloppe de 100 M€ et  d’abonder les collectivités de 10 % supplémentaires les travaux subventionnables par le département va dans le bon sens.
Il y a un décalage entre le monde politique et la vie économique réelle. Le temps que les subventions soient votées, que les mairies lancent les appels d’offres, cela prendra 6 à 10 mois. C’est trop long !

 

Propos recueillis par Laurent Marchandiau



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