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Transports - L’Ecotaxe à nouveau ajournée

Loire le 02 octobre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 582 fois

Transports - L’Ecotaxe à nouveau ajournée
En l'absence d'A 45, l'A 47 ne peut être taxé comme axe de substitution (© Angel Sanhueza, archives)

« Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a informé vendredi 26 septembre notre fédération d’un nouveau report du péage transit poids lourds, qui devait entrer en phase de test le 1er octobre et en application réelle au 1er janvier 2015 », indique Sylvie Plotton, secrétaire générale de la FNTR 42.

Un report sine die justifié par la nécessité de « conduire plus d’études économiques sur l’impact financier de cette taxe », poursuit la FNTR, qui reste mobilisée dans la Loire sur un point particulier : la taxation jugée injustifiée de l’A 47.
Elus, transporteurs, et monde économique, s’en sont expliqués devant le préfet Christian de Lavernée, médiateur nommé dans le contentieux sur la mise en place du péage. Ce dernier a reçu en préfecture mardi 23 septembre successivement les trois délégations, attachées à montrer à l’unisson combien l’A 47, l’un des rares itinéraires taxés en Rhône-Alpes, ne constitue en rien un itinéraire de transit, mais un passage obligé pour l’approvisionnement de la Loire, en l’absence de tout autre itinéraire de substitution.
La FNTR fait valoir par ailleurs l’impact économique de cette taxation entre Lyon et Saint-Etienne. En effet, le dispositif de majoration forfaitaire a évolué pour s’adapter en fonction des itinéraires taxés. Pour la liaison de Saint-Etienne à Lyon, la majoration forfaitaire obligatoire sur la facturation du transport serait, précise Sylvie Plotton, de 7,3 %, « un surcoût du transport qu’aucun de nos gros clients ne sera prêt à accepter ».
Les transporteurs, hostiles au péage, retrouvent néanmoins l’espoir d’une alternative : « un élément nouveau est apparu qui nous fait reprendre le dossier sous un autre jour, poursuit Sylvie Plotton, la publication du rapport de l’autorité de la concurrence sur les résultats des sociétés d’autoroute, évalués à de près 15 Md€ entre 2006 et 2013. Nous avons écrit au ministre qu’il y a là une recette en grande partie amenée par le transport routier qu’il convient de prendre en compte plutôt que de sortir une nouvelle fiscalité pour financer les infrastructures routières. » Le péage dès lors tiendra-t-il la route ?

Daniel Brignon



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