Fermer la publicité

Transports en commun : « incitation plutôt que coercition »

Loire le 25 septembre 2014 - Daniel Brignon - Agglomération stéphanoise - article lu 535 fois

Transports en commun : « incitation plutôt que coercition »
Le projet de 3e ligne de tram à l'étude (D.R.)

Le pass 10 voyages au prix de 12,5 € est abaissé à 10 € à partir du 6 octobre prochain, soit une réduction de 20 % du prix.

Ce tarif de 1 € le voyage est répercuté également sur la recharge de la carte OùRA, pour l’achat de 1 à 99 voyages. C’est le seul aménagement de tarifs que consent Saint-Etienne Métropole sur les transports en commun, ou qu’admet plutôt l’exploitant la Stas qui englobera cette baisse dans le contrat sans surcoût compensatoire pour la collectivité, assure le président de Saint-Etienne Métropole Gaël Perdriau, qui a voulu lui-même annoncer la nouveauté qui sera relayée par une campagne de communication. Cette baisse de tarif représente, dit-il, « une réponse à la crise sociale et à la situation économique difficile, en même temps qu’une incitation à utiliser les transports en commun. Je suis davantage partisan de l’incitation, plutôt que de la coercition », poursuit-il, en pointant « la politique d’empêchement », en d’autres termes la fermeture du centre-ville à l’automobile contraignant à se reporter sur le transport en commun.
Ce geste tarifaire précède d’autres évolutions pour rendre plus attractif le réseau de transport en commun, en premier lieu l’acquisition de nouvelles rames de tram, « à l’étude depuis quelques semaines ». Trois sociétés ont répondu à l’appel d’offre de Métropole, confie Gaël Perdriau, avec lesquelles les négociations sont en cours.
Gaël Perdriau confirme par ailleurs son projet de réaliser la troisième ligne de tram, de Châteaucreux à La Terrasse. « Le dossier est à l’étude dans nos services, on travaille sur la faisabilité et les premières hypothèses de tracé. Le dossier est suffisamment avancé pour que l’on puisse penser qu’il sera clos avant la fin du mandat », affirme l’élu qui ne réitère l’estimation du coût qu’il avait avancé pendant la campagne : « On est sur une épure de 60 M€ ».

Au conseil communautaire tenu le 1er octobre la question de cette infrastructure a été à nouveau soulevée, et confirmé la mise en place d’un comité de pilotage et d’un comité technique, pour envisager cette infrastructure qui, soulignait Marc Petit, vice-président  en charge de la mobilité durable, enrichira significativement le PDU, Plan de déplacement urbain, en phase de révision.

Sur l’opportunité de cette infrastructure, le président Perdriau faisait observer qu’une ligne de tram ne consiste pas seulement à relier et rapprocher des sites tels que la gare au CHU en passant par le technopole et les grands équipements culturels et sportifs, mais s’inscrit dans « une perspective d’aménagement ». L’infrastructure, disait-il constitue « un facteur de développement » du territoire parcouru, « comme on l’a vu à Fribourg où une ligne créée dans un no man’s land a permis à ce territoire de se développer ».

Daniel Brignon

Article modifié le 2 octobre 2014



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide