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Transport - Taxis contre VTC : dans la Loire, la guerre est froide

Loire le 22 février 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 2250 fois

Transport - Taxis contre VTC : dans la Loire, la guerre est froide
Les taxis s'inquiètent des 15 min d'attente obligatoire supprimées pour les VTC (© Emilie Massard)

Ils crient à la concurrence déloyale, et ils n’ont pas besoin d’être parisiens pour ça.

Les taxis stéphanois, représentés par le Syndicat des artisans taxis de la Loire, ont bien l’intention d’apporter leurs voix à la mobilisation nationale en participant à une manifestation à la fin du mois.
Franck Marajo, qui a été président du syndicat ligérien pendant 3 ans, y participera et dénonce une concurrence « déloyale » : « alors qu’une licence de taxi coûte entre 75 et 80 000 € à Saint-Etienne, avec 100 € on peut s’immatriculer en tant que VTC, et pourquoi pas se lancer dans cette activité pour arrondir les fins de mois. Il faut réguler le nombre de VTC. A Saint-Etienne, le numerus clausus impose 90 licences de taxi : on ne pourra pas aller au-delà. » Le 13 février, la délivrance des cartes VTC a été suspendue par décision du gouvernement pour 2 mois, mais les taxis s’inquiètent de la suppression des 15 min d’attente obligatoire aux VTC pour prendre en charge un client : « à Saint-Etienne, ce n’est pas comme à Paris ou à Lyon, on ne voit pas les chauffeurs privés sur le terrain. Mais avec ce temps d’attente non obligatoire, qu’est ce qui les empêche aujourd’hui de se poster à la sortie de la gare et d’attendre une réservation, faite en 2 min sur un smartphone ? ».
Ces entreprises de VTC ne sont pas nombreuses sur le territoire stéphanois. Mais il en existe, comme celle de William Ryckaert, lancé il y a peu dans l’activité. Pour lui, taxis et VTC ne font pas le même métier, particulièrement hors Ile-de-France : « en démarrant, j’ai dû construire un réseau de partenaires sur lequel je m’appuie pour offrir des services supplémentaires : informations sur l’offre touristique, les événements culturels ou encore la richesse industrielle. » Car sa clientèle est composée majoritairement d’entreprises qui font appel à lui pour leurs déplacements professionnels. « En province, et notamment dans les villes comme Saint-Etienne, on n’utilise pas la géolocalisation, notre métier n’est pas d’attraper des clients au vol. Nous offrons un service qui ne s’improvise pas, nos clients réservent souvent longtemps à l’avance donc dans la pratique, nous ne prenons généralement pas les clients en charge en moins de 15 min. »

Emilie Massard



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