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Tourismes d'affaire : l'avantage métropole

Isère le 12 juillet 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Économie - article lu 176 fois

Tourismes d'affaire : l'avantage métropole
photo CTL - Yves Exbrayat et Fabrice Hugelé

On en parle déjà depuis un certain temps : faire de la métropole grenobloise et plus généralement du département de l'Isère un incontournable du tourisme d'affaires. La volonté a été réaffirmée le 2 juillet lors des rencontres du tourisme d'affaires, avec un objectif fixé pour 2020.

Côté salon, rien de nouveau : des exposants parmi lesquels : entreprises d’évènementiels, hébergeurs, transporteurs, aéroports et quelques emblèmes locaux, tels que le téléphérique de la Bastille.


Côté politique de développement, on entend partout le même mot d’ordre : il faut profiter du passage en métropole pour dynamiser le secteur. A commencer par Fabrice Hugelé, vice-président de la métropole en charge de l’économie et du tourisme, et nouvellement directeur de l’office de tourisme intercommunal.

« C’est le moment historique. On sait qu’on a du retard car avec 1,2 millions de nuitées on est à la moitié de ce que font d’autres métropoles. Mais on est dans le top des destinations et on bénéficie de la visibilité en termes d’innovation. On a un vrai potentiel ». Et pas moins de 15 000 emplois en Isère (dont 12 000 sur l’agglomération) liés au tourisme. Alors qu’est-ce qui n’allait pas jusqu’à présent ?

Yves Exbrayat, directeur d’Isère Tourisme et du bureau des congrès et l’élu sont d’accord : « Chacun des 5 OT travaillait dans son coin. Les massifs montagneux travaillaient aussi de leur côté. Aujourd’hui, l’enthousiasme métropolitain sert à fédérer tout le monde…chacune de nos marques. »

Ce travail a donc été amorcé dès le 1er janvier et les deux hommes sont clairs : 2015 sera une année blanche, d’organisation. Les résultats seront davantage visibles dès 2016 avec un objectif explique Y.Exbrayat : «  En 2020 nous devons être dans le top 5 des destinations françaises et dans le top 20 en Europe ».

Et d’ajouter que le manque qui existait dans l’hôtellerie a été comblé. « L’offre est diffuse mais pendant le Semicon elle a permis d’accueillir 7000 personnes. » Tout cela sera-t-il suffisant pour attirer de nouveaux organisateurs ? Pas sans communication, mais là encore les forces sont mobilisées. « On va imaginer des produits collectifs » explique F.Hugelé. « On va vendre des packs dans des OT internationaux. On va travailler avec de vrais lobbyistes. On va travailler avec des professionnels de l’industrie locale qui sont invités dans un certains nombre d’évènements dans le monde, et qui parleront de notre métropole au-delà des frontières. Et puis on mettra les moyens dans ce bureau des congrès qui jusqu’à présent était un peu rikiki. »

Caroline Thermoz-Liaudy
 

 



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