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Tourisme - Rhône-Alpes : Une saison d'été bien maussade

Rhône le 07 septembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 578 fois

Tourisme - Rhône-Alpes : Une saison d'été bien maussade
: Les zones de montagne et de bord de lac (ici le lac des Sapins) sont les plus impactées (©DR)

Seuls 55 % des professionnels considèrent avoir connu une bonne fréquentation de leur établissement durant l’été, un constat d’autant plus marqué que 53 % d’entre eux jugent cette fréquentation en recul par rapport à 2013 sur la même période.

Sur l’ensemble de la saison (de juin à août), le taux moyen d’occupation est plutôt en-deçà des niveaux observés sur les précédentes saisons, avec des hébergements remplis à un peu plus de la moitié de leur capacité (55 % contre 58 % en 2013 et 61 % en 2012). Principale explication avancée : les mauvaises conditions météo reviennent de façon récurrente dans le discours des professionnels : « une météo en berne », « une saison rendue difficile à cause de la météo », « le temps n’a pas aidé à faire une bonne saison »… Un sujet sur lequel l’opinion des professionnels est unanime : 97 % d’entre eux se disent déçus du niveau d’ensoleillement estival. Les conséquences de la crise économique sont également largement évoquées par les prestataires de services et les restaurateurs. Comme à l’accoutumée, le mois d’août a permis de compenser quelque peu le mois de juillet décevant (62 % de bonne fréquentation pour ce mois contre seulement 47 % sur juillet), mais le déficit est resté important pour plus d'un tiers des établissements.

VILLE ET ZONE RURALE RESISTENT MIEUX

Ainsi, 38 % des professionnels ont vu le niveau de dépenses touristiques dans leur établissement impacté à la baisse (contre seulement 7 % qui ont à l’inverse perçu une hausse de ces dépenses). Et 36 % des hébergements ont constaté une diminution de la durée moyenne des séjours, plus encore dans les hôtels (47 %) et les campings (52 %). Le ralentissement est d’autant plus net en montagne et en bord de lac. Sur ces zones, près de 3 professionnels sur 5 jugent la fréquentation de leur établissement insuffisante (61 % en bord de lac et 58 % en montagne), avec notamment des durées moyennes de séjours raccourcies, les touristes voulant échapper aux conditions météo médiocres. A l’inverse, les établissements situés en ville mais aussi ceux en zone rurale ont globalement mieux résisté : dans ces zones, plus d’un professionnel sur cinq a vu la fréquentation touristique progresser sur la saison (24 % en zone rurale et 21 % en ville), avec notamment un gain notable en ville pour la clientèle étrangère (26 % constatent une hausse de fréquentation par rapport à l’an passé).



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