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Tourisme estival : Lyon dans le grand bain

Rhône le 14 août 2015 - Charlotte Mounard - Société - article lu 483 fois

Tourisme estival : Lyon dans le grand bain
D.R. - François Gaillard, directeur de l'office de tourisme de Lyon

Lyon, ville morte au mois d'août : une idée reçue battue en brèche par les chiffres de l'office de tourisme, déterminé à développer le potentiel de la capitale des Gaules en été.

Casquettes vissées sur la tête, Anglais, Espagnols ou encore Japonais font crépiter les flashs face au « mur des Lyonnais », sur la place Bellecour ou le long des berges du Rhône… Si l’on aperçoit toujours des grappes de Français et d’étrangers à proximité de ces zones « stratégiques », l’activité touristique estivale n’est pas vraiment réputée pour être la plus forte de la ville. En juillet et en août, Lyon enregistrait généralement des chiffres trois fois plus faibles que pour le reste de l’année.

Mais depuis quelques années, la tendance s’inverse. Il n’y a qu’à regarder les chiffres : une décennie en arrière, le visitorat étranger ne représentait que 25 % du tourisme estival, alors qu’il atteint aujourd’hui les 55 %. Au mois de juin, l’office de tourisme annonçait même 75 % de taux d'occupation pour les hébergements du territoire. Comment expliquer ce revirement ? Par la mobilisation de tous les  acteurs mais aussi par l’ouverture des frontières, comme l’explique François Gaillard, directeur de l’office de tourisme de Lyon : « Depuis l’inauguration de la ligne Emirates, on assiste par exemple à une explosion des arrivées australiennes ; des gens qui considèrent désormais Lyon comme une porte d'entrée sur le territoire français au même titre que Paris. D’un autre côté, il y a l’Eurostar, qui nous a permis d'amener les Anglais directement dans la ville… On s’aperçoit que ces ouvertures de lignes sont des leviers inattendus sur de nouveaux bassins de clientèle ».

Des séjours courts

Si les étrangers planifient leur séjour, Lyon est généralement associé à un tourisme de week-end et ce, tout au long de l'année : touristes de passage, excursionnistes temporaires envisagent la découverte de la ville comme une étape au cours de leur voyage vers le Sud. Pris par le temps, nombre d’entre eux se dirigent spontanément vers le Vieux-Lyon, Fourvière ou la Presqu'Île, s’octroyant occasionnellement une croisière sur la Saône ou un circuit en bus à bord de l’Open Tour (au succès grandissant). Les sites culturels ne sont pas en reste : « offre audacieuse et coup de projecteur opportun », le Musée des Confluences s’érige bien entendu en tête de liste, avec ses quelque 100 000 visiteurs par mois. Un facteur d’attractivité certain pour les années à venir, devenant presque à lui seul une raison de venir à Lyon.

Mais le piège lyonnais, c’est son offre surabondante. Depuis longtemps, la ville capitalise sur ses atouts, au risque de se perdre : autoproclamée capitale du cinéma, elle est aussi le bastion historique de la soie, des Gaules, de la gastronomie… « Nous avons la chance d’avoir plusieurs domaines reconnus et profondément ancrés dans les gènes de la ville. Mais quand on est tout, on n'est rien, poursuit François Gaillard. Notre objectif à présent, c’est de se recentrer sur nos points forts, là où nous sommes clairement légitimes. Les visiteurs voient en Lyon un concentré de l'art de vivre à la française : notre promesse sera donc de conjuguer le patrimoine et la gastronomie ». Bien manger dans un environnement agréable : la recette d’un séjour réussi… Toujours plus agréable sous le soleil.

Charlotte Mounard



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