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Thomas Encho : du majeur au mineur

Isère le 07 juillet 2015 - Thomas Eydoux - Musique - article lu 55 fois

Thomas Encho : du majeur au mineur
Thomas Eydoux - Thomas Encho a été nommé aux Victoires du Jazz pour son dernier album

Sous un torride soleil couchant, le jeune pianiste a présenté un set découverte au Théâtre antique lundi 6 juillet à 20 h. Seul au piano, l'artiste a joué ses compositions, dont certaines issues de son dernier album « Feathers », sorti en 2015.

« Pour moi, être libre est le plus important », soulignait Thomas Encho en conférence de presse, quelques heures avant de monter au Théâtre. Son unique présence sur scène donne au jeune homme de 26 ans une jouissance que tout le monde a très vite remarqué.

Comme enivré par sa propre musique, le violoniste et pianiste a déroulé des chansons sincèrement interprétées. Entre deux titres, alors que le Théâtre antique finissait de se remplir, Thomas Encho a pris le micro pour remercier le public, en soulignant que c’était seulement la deuxième fois qu’il venait. «La première c'était il y a 10 ans, où j’ai joué du violon, s’exprime timidement le jeune homme, c’était Didier Lockwood qui m’avait fait monter sur scène. »

Romantisme et nostalgie

Mais sa première fois en solo sur la scène n’a pas empêché l’artiste de briller. Loin de là. Alors que le soleil disparaîssait, Thomas Encho a joué Je voulais te dire. Cette chanson, comme beaucoup d’autres, faisait rapidement penser à une BO d’un Woody Allen, en plein New-York des années 1970. Les autres morceaux n’étaient cependant pas dans ce même mouvement jazz. C’est alors le classique qui était joué par le pianiste. On pouvait facilement imaginer le XIXe siècle, en plein romantisme et nostalgie. L'artiste circulait aisément entre ces deux  styles pendant la petite heure de concert. Encore insouciant mais déjà virtuose, Thomas Encho se permettait parfois quelques envolées au piano, osées mais bien faites.La clé de sa réussite ? Un talent qui lui permettait à chaque fois de retomber sur ses...mains. Et auquel le public a réservé une standing ovation. 

Thomas Eydoux

 



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