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Théâtre - Une Cécile de France très attachante

Loire le 16 janvier 2014 - Florence Barnola - Spectacle, Théâtre - article lu 205 fois

Théâtre - Une Cécile de France très attachante
Comédie de Saint-Etienne

Présente à Saint-Etienne pour le spectacle d'Emmanuel Daumas, Anna, Cécile de France est venue rencontrer les élèves de la Comédie pour leur donner quelques conseils.

Difficile de la reconnaître, elle remonte l'avenue Emile-Loubet revêtue d'un trois-quarts de couleur claire et d'un gros bonnet de laine gris. Arrivée à la Comédie, elle se déleste de ses écharpe, manteau et autres accessoires d’hiver. La voilà enfin telle qu’on l’imaginait, très jolie fille, des yeux de biche bleus, naturelle, avec ce je-ne-sais-quoi de féminité et de masculinité, vêtue de bottes de motarde, un 501, une veste en laine noire, une chemise de bûcheron laissant apparaître un tee-shirt blanc. Sans fard, sans bijoux, les ongles courts, les cheveux mi-longs, ondulés, sans brushing, rongeant la peau de son index, elle attend assise sur un tabouret de bistrot, jambes écartées, le dos un peu rond, tenant son verre de jus de fruit dans les mains comme un petit ours un pot de miel.

Un élève de troisième année se lance : « On peut peut-être commencer par votre parcours à la Rue Blanche ? » Une voix douce, rassurante s’élève alors, reconnaissable entre mille. Elle répond longuement avec le sourire aux questions parfois simplistes. Elle ne pratique pas la langue de bois : « Mon premier grand rôle est arrivé avec un film très mauvais, L’Art délicat de la séduction ». Elle est cool, Cécile, relaxe, on a l’impression de prendre le thé avec une bonne copine. On la sent aussi timide, farouche, rougissant comme une jeune fille quand on lui fait un compliment ou riant de manière presque enfantine. Elle parle de son rôle, Anna, « c’est l’histoire d’une provinciale qui débarque dans un monde très branché sur le paraître, parisien, inaccessible ». Cela pourrait être son histoire finalement, elle si nature et si peu mondaine qui gravite dans un monde de paillettes. Mais elle ne fait pas le parallèle, elle reste professionnelle, glisse cependant qu’elle est maman, évoque les arrangements musicaux du spectacle en mentionnant le nom de Guillaume Siron (son compagnon) par deux fois sans pour autant s’y arrêter.

Elle ne mâche pas ses mots : « Le théâtre privé n’est pas un théâtre que j’aime, c’est trop bourgeois, trop installé ». Elle paraît moins exigeante avec le cinéma : « En général je m’arrange toujours pour être heureuse ». La rencontre dure moins d’une heure. Cécile descend de son tabouret, remet son équipement pour affronter le froid stéphanois, commence à se frayer un chemin pour partir, le Stéphanois à casquette lui demande si elle peut poser avec lui, elle ne sourit pas mais ne dit pas non, chaussée de son bonnet. Clic, elle repart, discrètement.

Florence Barnola

 

 



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