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Théâtre musical : Medina Merika, un spectacle d'Abdelwaheb Sefsaf

Loire le 27 novembre 2014 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Spectacle, Théâtre - article lu 1244 fois

Théâtre musical : Medina Merika, un spectacle d'Abdelwaheb Sefsaf
(D.R.)

Abdelwaheb Sefsaf présente son spectacle Medina Merika.

Comment se présente ce projet artistique ?

Très bien, parce que comme je l’avais souhaité, j’ai pu réunir autour de ce projet toutes les personnes dont j’avais rêvé ; ces personnes se sont montrées intéressées et disponibles. Cela se présente vraiment tout très bien.

Qu’avez-vous voulu réaliser dans ce face-à-face imaginé entre Orient et Occident ?

Dans ce face-à-face entre Orient et Occident, il s’agit en quelque sorte d’un état des lieux sans concession, sans complaisance, il s’agit d’un inventaire de ce qui nous sépare, nous oppose a priori, pour mieux imaginer ce qui nous rassemble, nous réunit, cela est et a toujours été une de mes obsessions. Je suis convaincu qu’à force de questionner, on pourra faire entendre et prendre conscience justement ce qui nous rassemble.

De quoi en retourne-t-il exactement dans la pièce ?

C’est une pièce qui s’inspire très librement d’un texte d’Orhan Pamuk Mon nom est Rouge. L’histoire de Medina Merika est celle d’un jeune réalisateur arabe, né dans la médina et dont la carrière s’affirme. Mais il s’intéresse de trop près au cinéma américain. Il est fasciné par exemple par l’acteur Orson Welles. Ainsi se retrouve-t-il au fond d’un trou, d’un puits et il va interpeller les spectateurs pour arriver à comprendre sa situation, pour qu’il comprenne ce qui lui est arrivé.  
Dans cette comédie à part, la musique tient une place très importante. Le spectacle Medina Merika est à la poursuite d’une voie déjà commencée avec Dézoriental et prolongée avec le Fantasia Orchestra (une fusion entre la pop décalée et la world music).

Que représente ce rêve américain ?

Pour moi c’est un rêve américain à rebours. Dans les années 1980 on rêvait justement de l’Amérique. Rêve de liberté, d’eldorado, de réussites, d’accueil. C’était un rêve pour beaucoup de monde, même dans les pays arabes. Aujourd’hui les choses ont changé, le rêve américain s’est déplacé. Mais le rêve est un fantasme qu’on a besoin d’entretenir.

Propos recueillis par Béatrice Perrod-Bonnamour

 

Théâtre de Roanne, jeudi 4 décembre 2014 à 19 h 30, vendredi 5 décembre 2014 à 14 h. Tarif : de 8 € à 24 €.

Espace culturel Albert-Camus du Chambon-Feugerolles, vendredi 30 et samedi 31 janvier > 20h30



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