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TGI de Vienne : « L'avenir ne se subit pas »

Isère le 27 janvier 2017 - Sevim SONMEZ - Tribunaux - article lu 145 fois

TGI de Vienne : « L'avenir ne se subit pas »
Sévim Sonmez - Un bilan de l'année écoulée a été dressé par le TGI de Vienne

2017, une année de transition pour la présidente du TGI de Vienne et qui, pour le procureur de la République, est synonyme de plus de fermeté en matière de lutte contre l'économie souterraine et de trafics en tous genres.

La rentrée solennelle a été l’occasion d’annoncer la prise de fonction le 12 mars prochain du nouveau vice-procureur Paul Louchouarn qui remplacera Charlotte Millon nommée le 2 janvier dernier, vice-procureure auprès de la Cour d’appel de Lyon. Ex administrateur de centres pénitentiaires comme Saint-Quentin-Fallavier, Saint-Etienne, Villefranche et Fleurys Mérogis, P. Louchouarn est considéré par le parquet comme « une chance et une force » de par son expertise.

Une arrivée qui a été l’occasion de rappeler les chiffres des effectifs avec de nombreux postes vacants : deux magistrats du parquet, un juge de proximité et une douzaine de postes aux greffes TGI et TI confondus. Une carence de la justice française en matière de moyens plus criante que chez nos voisins européens que la présidente du TGI Corinne Gay a également pointé du doigt. En 2016, en matière pénale, le parquet de Vienne a reçu 21 888 affaires contre 22 430 en 2015. En revanche, les affaires traitées ont augmenté passant de 15 885 à 16 590 (+ 705), parmi lesquelles 4 903 affaires poursuivables (+ 569).

Le procureur Jérôme Bourrier a rappelé les objectifs du parquet : lutte contre la délinquance organisée, le trafic d’armes et de stupéfiants et l’économie souterraine. 1,36 t de stupéfiants a été saisie par les douanes sur le réseau autoroutier. « Cette délinquance qui génère par elle-même tout un système de contre valeurs doit être combattue avec la plus grande vigueur, y compris dans sa dimension patrimoniale », a souligné le procureur. Outre la délinquance, les violences de toutes formes sont ciblées : conjugales (356 procédures, soit 33 affaires de plus par rapport à 2015), économique et financière, routière et celle du radicalisme islamique.

Une justice plus lisible pour la population et plus indépendante, tels sont les souhaits de la présidente qui a estimé que « 2017 sera une année de transition notamment avec la loi de la Justice du XXIe siècle, le bouleversement de l’échiquier politique international et les échéances politiques en France. (...) La juridiction de Vienne avance pour faire face. L’avenir ne se subit pas ». Un avenir soumis à l’amplification des actions engagées mais également de nouveaux locaux repensés et rénovés d’ici début  2018.

S.So.



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