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Textile - Liquidation de Bel Maille : les salariés ne renoncent pas

Loire le 23 octobre 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 1139 fois

Textile - Liquidation de Bel Maille : les salariés ne renoncent pas
Le site a été occupé par les salariés à l'annonce de la liquidation (D.R.)

Depuis que la liquidation a été prononcée par le tribunal de commerce de Roanne le 16 octobre dernier, la grande majorité des 58 salariés des tissages Bel Maille se serre les coudes.

Dans un premier temps, leur espoir est mort suite au rejet du seul repreneur en lice. Le groupe tunisien Amarys n’a pu satisfaire les garanties qui lui étaient demandées pour l’audience du 15 octobre. Au final, avec un représentant, Khaled Mzid, qui n’a pu justifier son appartenance au groupe dont la composition n’a jamais été éclaircie, comme la provenance de ses fonds, un montant de reprise des actifs extrêmement bas pour une valeur d’exploitation de l’ordre de plus d’1,3 M€, une organisation du travail imprécise, une revue à la baisse concernant la reprise des effectifs, le nom respect du droit social et de l’environnement… L’audience a abouti à un rejet de l’offre jugée irrecevable en l’état par le ministère public. Une fois la liquidation prononcée,  la quasi majorité du personnel a aussitôt décidé d’occuper le site pour notamment obtenir des indemnités de départ supérieures à celles prévues par la convention collective.
L’avenir du métier de tricoteur semble en effet compromis, même si quelques éléments ont été contactés par des entreprises locales. Le dirigeant, Stéphane Ziegler, ne s’est pas impliqué dans la fin de vie de l’entreprise, la responsabilité ayant été confiée à l’administrateur judiciaire, Me Eric Etienne-Martin. Eric Berthellot a depuis été nommé pour gérer la liquidation. Une réunion a eu lieu ce mercredi 22 octobre en sous-préfecture avec son secrétaire général et l’inspection du travail. Dans les faits, la rupture du contrat de travail devrait être officialisée fin novembre. « Nous espérons encore trouver une solution auprès d’autres éventuels repreneurs, déclare David Thomas, délégué du personnel CGT. Deux salariés de l’entreprise envisageaient  aussi de reprendre l’activité en créant une Scop. Et pourquoi Henri Bel, le cédant avec sa sœur Véronique Renucci-Bel de l’entreprise familiale à Stéphane Ziegler, ne pourrait-il pas sauvegarder le parc machines et recréer une activité ? Quant aux élus, à part le maire de Riorges, on les attend toujours, comme le président du Roannais Agglomération… ».

Aline Vincent



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