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Textile - Alpex Protection : la lutte du made in France

Loire le 14 novembre 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 823 fois

Textile - Alpex Protection : la lutte du made in France
Certaines administrations comme l'armée favorisent la production française (© Emilie Massard)

L’entreprise installée à Saint-Chamond produit des textiles techniques depuis 1999.

90 % de son activité sont dédiés aux vêtements de travail. Marché dans lequel les grandes administrations représentent près des trois quarts des clients. Autant dire que le combat pour favoriser le made in France dans les marchés publics est vital.
Hervé Tiberghien, dirigeant, le répète à l’envie : « il n’y a rien que les entreprises asiatiques ne puissent produire 20 % moins cher, nous ne pouvons pas nous battre sur ce plan. Il faut donc trouver un moyen de mettre en valeur notre production. » Le dirigeant souhaite par exemple lutter pour que la part du développement durable augmente dans les critères des marchés publics. Et améliorer ainsi un code qui, pour lui, « ne favorise pas notre industrie. Il y a eu beaucoup d’effets d’annonce, mais le code n’a pour l’instant pas changé d’une virgule ». Pour autant, le tableau n’est pas complètement noir. Il semble que depuis 2013, les effets de la sensibilisation autour du made in France commencent à se faire sentir. « Il y a des bons élèves, des administrations qui jouent le jeu, comme les ministères de l’Intérieur ou de la Défense, constate Hervé Tiberghien. Il y a de plus en plus d’administrations qui externalisent toute leur logistique vêtement, et le danger est que certaines en profitent pour se décharger sur le porteur du marché afin de choisir le moins disant. Le code des marchés publics européens étant ce qu’il est, la marge de manœuvre n’est pas très grande, mais on sent quand même une préoccupation. Il y a des possibilités pour ceux qui ont le courage de produire en France. »
En 2014, après une année 2013 pleine d’incertitudes, Alpex Protection a pu reprendre des marchés, et générer une croissance en volume importante. Croissance due notamment à l’export, qui représente aujourd’hui les deux tiers de la production, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande. « On espère développer le Brésil, c’est là où ça se passe. » En diversifiant son activité et ses clients, Alpex a maintenant une activité plutôt éclatée en une série de petits marchés, la rendant moins dépendante de gros clients. Avec ses 48 salariés, l’entreprise devrait atteindre fin 2014 un CA de 9,5 M€ (7,5 M€ en 2012).

Emilie Massard



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