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Territoires - L’Yssingelais s’ancre dans le bassin stéphanois

Loire le 14 août 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 685 fois

Aux frontières de la Loire, la zone d’Yssingeaux est un espace fortement dépendant de la grande aire urbaine de Saint-Etienne.

Cela transparaît dans les échanges migratoires, les déplacements domicile-travail ou encore l’accès aux services supérieurs. L’Insee constate que ce territoire de l’Est de la Haute-Loire connaît depuis les années 90 une croissance démographique soutenue (ralentie depuis 2006). Principalement portée par l’arrivée de nouveaux habitants, dont plus de la moitié viennent de la Loire et continuent de travailler dans l’aire urbaine stéphanoise. Entre 2003 et 2008, 11 500 personnes sont venues s’installer dans cette zone dont la population pourrait atteindre 100 000 habitants d’ici quelques années.
Les nouveaux arrivants ont certes stimulé le développement d’activités économiques destinées à répondre à leurs besoins. Mais l’attractivité de cette zone passe toutefois par le développement des services, notamment de santé et d’action sociale, le renforcement de l’économie touristique. Et l’activité de nouvelles sphères économiques. A l’image de l’entreprise Moulin, des Villettes, dont le développement dans le bois énergie est tiré par les chaufferies collectives de la région stéphanoise.
La bande centrale de l’Yssingelais, traversée par la RN88 et qui affiche un solde migratoire très positif, concentre les deux-tiers de la population sur 39% du territoire. Un tiers de ses actifs travaillent dans l’aire urbaine de Saint-Etienne. Cela induit une augmentation constante de la distance des déplacements domicile-travail. Elle est passée de 12,4 km en 1999 à 15,2 km en 2008. Avec un recours aux transports en commun qui reste faible (excepté le long de la RN88) et une vulnérabilité aux hausses de prix du carburant. Un défi s’ouvre pour la SNCF avec les travaux de réfection de la ligne Saint-Etienne/Le Puy-en-Velay, longeant la vallée de la Loire, qui s’achèveront fin août. Car sur le premier semestre 2014, la fréquentation de cette ligne, assurée par un service d’autocars, a baissé de près d’un quart.

Denis Meynard



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