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Tartaras : Potato Masters n'a plus la frite

Loire le 28 janvier 2015 - Denis MEYNARD - Agroalimentaire - article lu 924 fois

Tartaras : Potato Masters n'a plus la frite

Des repreneurs sont recherchés pour le site ligérien, dont l'actionnaire belge a demandé la mise en liquidation judiciaire.

Dans un contexte où la consommation des pommes de terre n’augmente plus, les entreprises spécialisées dans leur conditionnement ne sont pas à la noce. C’est notamment le cas de celle qui est implantée à Tartaras, encore connue sous le nom de Dussurgey, bien que rebaptisé Potato Masters depuis plusieurs années par son nouvel actionnaire belge. Dans le cadre de la concentration en cours du secteur, Potato Masters a annoncé en septembre dernier avoir été lui-même racheté par son concurrent belge Pomuni.

Les deux sociétés réunies employaient en 2013 quelque 300 personnes répartis sur huit sites, en Belgique, France et Espagne, avec un chiffre d’affaires de près de 150 M€. Ce qui en fait un des poids-lourds du secteur, avec 280 000 t de pommes de terre conditionnées. En France, Potato Masters emploie une cinquantaine de salariés sur ses deux sites de la Loire et de Picardie, dans le lavage, calibrage, tri, emballage et livraison « juste à temps » de pommes de terre primeur et de consommation de première qualité (le plus souvent en direction de la grande distribution).

Avec 37 salariés et ses 17 M€ de chiffre d'affaires le plus gros des deux sites est celui de Tartaras, dont il constitue « la première entreprise de la commune », souligne son maire, Gérard Manet. L’élu avoue ne pas comprendre la décision des nouveaux actionnaires d’avoir demandé au tribunal de commerce la liquidation judiciaire de ces deux sites français les 21 et 22 janvier dernier. « D’autant plus que des investissements ont été réalisés ces dernières années à Tartaras, dans l’agrandissement du site et l’installation de chaînes de montage neuves, ajoute-t-il. Cet outil neuf est très bien situé, sur un terrain de 2,8 ha. J’ai mis le service économique de Saint-Etienne Métropole sur le coup pour que des repreneurs puissent se manifester avant la date-limite de dépôt des offres auprès de l’administrateur judiciaire, au 13 mars », indique Gérard Manet. La juridiction commerciale stéphanoise a par ailleurs autorisé une poursuite de l’activité jusqu’à 17 avril.


Denis Meynard



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