Fermer la publicité

Télécommunications - Foretec manque de visibilité

Loire le 06 novembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1059 fois

Télécommunications - Foretec manque de visibilité
Thierry Pugnet établit un parallèle entre la mise en oeuvre laborieuse de la PNIJ et le logiciel Louvois, abandonné par le ministère de la Défense (© Denis Meynard)

Foretec aimerait savoir quand elle va devoir fermer ses portes.

La réponse semble être entre les mains des services de la Garde des Sceaux qui font la sourde oreille. Un comble quant on sait que son sous-traitant stéphanois est un des spécialistes français dans les systèmes d’interceptions téléphoniques judiciaires utilisés par la police, la gendarmerie et les douanes. Une activité que la PME de 25 salariés exerce au profit de ces services de l’Etat.
Le ministère de la Justice a décidé au milieu des années 2000 de ne travailler qu’avec un seul prestataire, contre six aujourd’hui, en créant une Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Il a sélectionné quatre sociétés autorisées répondre à l’appel d’offres qu’il lançait. « Aucun des six prestataires historiques n’a été admis à répondre à cette consultation et c’est Thales, qui n’a aucune expérience en matière d’interceptions téléphoniques, qui a été retenu », dénonce Thierry Pugnet, PDG la société stéphanoise. Estimant qu’il était en mesure de répondre aux exigences de ce marché, après avoir cédé un quart de son capital à l’Italien RCS, « un des dix plus gros spécialistes mondiaux des interceptions téléphoniques ».
Foretec conçoit des logiciels installés sur des serveurs et sur 3 000 ordinateurs mis disposition des enquêteurs, revendique près de 30 % du marché français. Elle continue à travailler pour l’Etat car la PNIJ qui devait être mise en service depuis 2012 ne fonctionne toujours pas. « On doit réaliser des investissements pour renouveler nos équipements sans savoir jusqu’à quelle date nous travaillerons pour notre unique client, sans parler de nos salariés qui nous interrogent sur la fin de leur activité », déclare T. Pugnet. Il annonce que sans engagement de son client sur une période de deux à trois ans, il ne participera plus à l’ouverture de nouvelles interceptions téléphoniques à partir du 17 novembre, ainsi que trois autres de ses confrères (Elektron, Midi System, SGM).

Denis Meynard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide