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Syndicat Rivières des 4 vallées : optimiser la gestion de l'eau

Isère le 05 août 2016 - Sevim SONMEZ - Isère rhodanienne - article lu 110 fois

Syndicat Rivières des 4 vallées : optimiser la gestion de l'eau
Jean-Baptiste Strobel - Le Syndicat oeuvre pour une agriculture repectueuse de la nature et de la ressource eau

Le bassin versant des 4 vallées étant identifié par l'agence de l'Eau comme territoire en déficit quantitatif et conformément à la Directive européenne cadre sur l'eau, il a mis en place un Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE).

Le comité de pilotage du PGRE s’est déroulé fin juin, en présence des acteurs de l’eau du territoire (usagers, collectivités et représentants de l’Etat). Même si le bassin versant est actuellement en équilibre, il s’agit d’anticiper en évaluant les besoins futurs en eau ainsi que la ressource disponible afin de définir les prélèvements réalisables et ce sans déséquilibrer les milieux naturels.

Cependant, 40 % de la superficie du territoire du bassin Rhône-Méditerranée étant en déséquilibre entre la disponibilité de la ressource en eau et les prélèvements, les arrêtés de sécheresse sont récurrents. « Ce plan de gestion de l’eau aura pour objectif de limiter les arrêtés à 2 tous les 10 ans, explique Caroline Crozet, directrice du syndicat rivières des 4 vallées. Dans le cadre de l’élaboration du contrat de rivière nous avions mené une étude “Volumes prélevables" qui a démontré qu’il existait bien un déficit quantitatif naturel dans les cours d’eau en amont du bassin versant, contrairement à l’aval où les nappes, capables de se recharger, irriguent les cours d’eau. » Durant l’année de référence, 2004, le volume global prélevé sur le bassin versant est de 15 M de m3, répartis à 66 % en eau potable, 23 % pour l’industrie et 11 % en irrigation.  

Le PGRE permettra aux différents acteurs d’avoir connaissance des pratiques de tous les usagers, de trouver ensemble des moyens de réponses si les besoins venaient à augmenter, notamment à cause du changement climatique. Ces réunions de concertation seront l’occasion de trouver des moyens d’optimiser l’utilisation de la ressource et de déterminer la manière de redistribuer les marges entre les différents acteurs. « En 2017, le syndicat animera la mise en œuvre du PGRE et pourra définir les valeurs qui serviront de référence aux arrêtés préfectoraux d’autorisation de prélèvement. »  


Production agricole et protection de la nature

Outre la préservation de la ressource eau, le syndicat Rivières des 4 Vallées s’est engagé l’an dernier dans les mesures agro-environnementales et climatiques (Maec), dont la première campagne s’est achevée avec succès en juin dernier. Par le biais de son « projet agro-environnemental et climatique des 4 vallées » (Paec), validé par le comité régional, le syndicat a obtenu un budget global de 1,6 M€ sur 6 ans afin de soutenir l’activité agricole sur des zones à enjeux environnementaux, ciblées sur les 36 communes du territoire. Au total, ce sont plus de 640 ha et 22 km d’infrastructures qui sont concernés par les Maec.

Chargés de l’animation, le syndicat, l’association Nature Vivante et la Chambre d’agriculture de l’Isère ont rencontré et sensibilisé plus d’une centaine d’agriculteurs dont une cinquantaine a signé un contrat de 5 ans (2016-2020) s’engageant à mettre en œuvre des pratiques qui répondent aux enjeux agro-environnementaux répertoriés dans le cahier des charges des Maec.  « En contrepartie, les agriculteurs perçoivent une indemnité à l’hectare, calculée au niveau national, et versée par différents financeurs (Europe, Etat, Région, Agence de l’eau). Mais parfois, l’indemnisation n’est pas à la hauteur des contraintes imposées, c’est pourquoi le projet concerne plus les éleveurs que les céréaliers », souligne Charlotte Pénel en charge du Paec. 

En répondant à l’appel à projet européen des Maec, le Syndicat Rivières des 4 Vallées s’est engagé à proposer la contractualisation sur 2 ans. Ainsi, le Paec sera reconduit l’an prochain pour une durée de 5 ans (2017-2021), en mobilisant de nouveaux agriculteurs. » En attendant, le syndicat s’attèle aux actions d’accompagnement qui permettront aux agriculteurs de pérenniser les pratiques agricoles mises en œuvre grâce aux Maec.       

Sévim Sonmez



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